Les manifestants ont lancé ce "SOS des soignants en détresse" à destination du ministre de la Santé publique et des Affaires sociales Frank Vandenbroucke. Une petite délégation a été reçue par un représentant du cabinet et lui a fait part des revendications des manifestants. Le cortège s'est dissous peu après 14h00.

Des SOS étaient visibles un peu partout, sur des masques, des blouses et des banderoles. Des infirmiers portaient aussi l'inscription "en colère". Des messages comme "Qui vous soignera demain ?" et "Soignants en détresse" sortaient de la foule, de même que le message "Infirmiers en voie d'extinction!", écrit en grand sur trois banderoles.

Cette mobilisation, organisée par le syndicat autonome belge des praticiens de l'art infirmier Union4U avec le soutien au collectif inter-hospitalier Mouvement des praticiens de l'art Infirmier (MPAI), entend dénoncer la dégradation des conditions de travail, tandis que les manifestantes et manifestants réclament une hausse de l'attractivité de la profession pour répondre à la forte pression exercée sur le personnel. Les infirmières réclament aussi une révision du nouveau système salarial IFIC afin qu'il reconnaisse les spécialisations et les formations, afin de ne pas nuire à la qualité des soins sur le long terme.

"Il devient dangereux d'être patients, parce qu'il n'y a plus assez de personnel pour s'occuper d'eux en toute sécurité", estime Nancy Cloesen, infirmière à l'hôpital de Liège et porte-parole du mouvement. "Le manque de formations pointe de plus son nez avec le système IFIC, qui s'implante petit-à-petit et je pense qu'on va avoir une dégradation totale de notre profession."

Union4U est né au coeur de la crise sanitaire, en octobre 2020, de la volonté d'un petit groupe d'infirmiers et infirmières de faire entendre leurs voix.

Belga

Les manifestants ont lancé ce "SOS des soignants en détresse" à destination du ministre de la Santé publique et des Affaires sociales Frank Vandenbroucke. Une petite délégation a été reçue par un représentant du cabinet et lui a fait part des revendications des manifestants. Le cortège s'est dissous peu après 14h00. Des SOS étaient visibles un peu partout, sur des masques, des blouses et des banderoles. Des infirmiers portaient aussi l'inscription "en colère". Des messages comme "Qui vous soignera demain ?" et "Soignants en détresse" sortaient de la foule, de même que le message "Infirmiers en voie d'extinction!", écrit en grand sur trois banderoles. Cette mobilisation, organisée par le syndicat autonome belge des praticiens de l'art infirmier Union4U avec le soutien au collectif inter-hospitalier Mouvement des praticiens de l'art Infirmier (MPAI), entend dénoncer la dégradation des conditions de travail, tandis que les manifestantes et manifestants réclament une hausse de l'attractivité de la profession pour répondre à la forte pression exercée sur le personnel. Les infirmières réclament aussi une révision du nouveau système salarial IFIC afin qu'il reconnaisse les spécialisations et les formations, afin de ne pas nuire à la qualité des soins sur le long terme. "Il devient dangereux d'être patients, parce qu'il n'y a plus assez de personnel pour s'occuper d'eux en toute sécurité", estime Nancy Cloesen, infirmière à l'hôpital de Liège et porte-parole du mouvement. "Le manque de formations pointe de plus son nez avec le système IFIC, qui s'implante petit-à-petit et je pense qu'on va avoir une dégradation totale de notre profession." Union4U est né au coeur de la crise sanitaire, en octobre 2020, de la volonté d'un petit groupe d'infirmiers et infirmières de faire entendre leurs voix.Belga