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Comme on le sait, le ministre de l'Enseignement supérieur veut instaurer une contrainte d'étalement des études de médecine pour les étudiants qui obtiendront moins de 8/20 de moyenne en janvier de la première année.Une plateforme associative estime que " cette nouvelle méthode de sélection fait complètement abstraction de la réalité universitaire. "Un échec en janvier ne prédit guère une réussite ultérieure. On supprime la possibilité à l'étudiant de s'adapter et de réussir la session de juin, avant de réussir in fine, pour beaucoup d'entre eux, leurs études. Cet examen d'entrée différé de six mois va totalement à l'encontre du projet initial présenté par le Gouvernement et n'a fait l'objet d'aucune concertation étudiante au préalable. Il est inenvisageable car il sera à terme, à la base d'une réduction du nombre de médecins formés avec les lourdes répercussions sur l'organisation des soins de santé avec un impact direct sur l'accessibilité à des soins de qualité."Etant donné le caractère très inégalitaire de de l'enseignement supérieur, ce système engendrerait également une sélection sociale importante. Réactionnaires "Certains lobbies réactionnaires de nos facultés semblent avoir eu raison du ministre Marcourt, entravant par la même occasion le respect de la Déclaration de Politique Communautaire." Le collectif emmené par le Comité Inter-Universitaire des étudiants en Médecine (CIUM), la Fédération des Etudiants Francophones (FEF), l'Union des Etudiants de Communauté Française (UNECOF), les Tables de Concertation des Conseils Etudiants Indépendants (TACC), le Comité des Elèves Francophones (CEF), les étudiants FGTB de Bruxelles, le Mouvement des Jeunes Socialiste (MJS), Les Jeunesses ECOLO (ECOLO J), les Jeunes Comac et plusieurs Associations de patients de renom, veut également qu'on s'attèle aux quotas fédéraux. Devant les " pénuries criantes, l'immobilisme du gouvernement fédéral fait peur ", pointe la plateforme. Qui exige une révision de la proposition de décret du ministre Marcourt, une promesse de suppression des quotas fédéraux et l'accès assuré à la profession pour tout étudiant en cours de cursus (médecine, kinésithérapie et dentisterie).