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Ils entendaient attirer de la sorte l'attention de la ministre sur l'important travail fourni au cours de leur formation par les étudiants en médecine, dont la moitié pourrait se retrouver privés de numéro Inami dès l'année prochaine. Au pied de leur muret de papier, les manifestants ont étendu une banderole portant la mention: "Tous ces syllabi et pas d'Inami". Cette action de protestation était organisée au moment même où les doyens des facultés de médecine et de dentisterie francophones étaient reçus par la ministre de la Santé. Vu le contingentement du nombre de praticiens imposé par le fédéral, ceux-ci menacent de ne délivrer un numéro Inami qu'à la moitié seulement des étudiants terminant leurs études l'année prochaine, au grand dam des futurs médecins et des organisations étudiantes. Les doyens se sont prononcés fin octobre pour l'instauration d'un examen d'entrée aux études de médecine, comme il existe depuis plusieurs années déjà en Flandre. Le ministre de l'Enseignement supérieur en Fédération Wallonie-Bruxelles, Jean-Claude Marcourt (PS), n'y est toutefois pas favorable, les étudiants ne partant pas tous avec les mêmes chances de réussite à ce test vu l'inégalité de l'enseignement secondaire en Fédération, défend-il. Pour sortir de la crise, celui-ci a proposé en début de semaine d'immuniser les numéros Inami attribués aux étudiants étrangers inscrits dans les facultés de médecine francophones, une opération qui permettrait, selon lui, d'octroyer 30% de numéros en plus aux étudiants résidents dès l'année prochaine. S'exprimant mercredi à la Chambre, Maggie De Block ne s'est pas encore proposé d'issue à l'imbroglio, ajoutant toutefois que des efforts devraient être faits de part et d'autre dans ce dossier.