Le Cium a récolté 945 réponses d'étudiants, dont 93% se destinent à la médecine et 7% à la dentisterie. Le sondage a été mené auprès des cinq facultés d'enseignement (ULB, UCLouvain, UMons, ULiège et UNamur) et de toutes les années d'études.

Il en ressort que la crise sanitaire inquiète fortement les étudiants en médecine et dentisterie. 73% des répondants ne se considèrent pas dans un état psychologique leur permettant de passer les examens à distance, même si 72% des sondés disposent du matériel nécessaire et 55% ont un endroit propice pour passer leurs évaluations.

Pour 84% des étudiants, les examens à distance porteront préjudice à leur note pour leur concours de spécialité et pourraient ainsi porter atteinte à la suite de leur parcours.

Le Cium relève que dans les centaines de témoignages reçus, beaucoup d'étudiants faisaient part de leur stress ou de leur tristesse. "Certains se sont retrouvés en dépression, en burn-out" et des tentatives de suicide ont été évoquées. "Des étudiants se sont brusquement retrouvés confrontés à la solitude, à l'isolement, à la maladie, au deuil. Ces éléments n'ont pas été suffisamment pris en compte", dénonce le Cium, qui souligne que les décisions prises ont un impact très important sur la santé et en particulier la santé mentale.

La communication des universités ne semble pas avoir été efficace, 80% des sondés estimant qu'elle n'a pas été suffisamment claire, les laissant dans le flou et l'incertitude.

Trois quarts des répondants étaient en stage lorsque le confinement a débuté. Parmi eux, 85% ont vu leur stage perturbé. Pour 29%, il a été annulé ou écourté. Le Cium note également que 62% des étudiants en stage ne se sentaient pas en sécurité et n'étaient pas équipés du matériel adéquat.

Le Comité interuniversitaire demande que la matière d'examens soit allégée aux acquis "principaux et essentiels" et plaide pour une indulgence de la part des enseignants. Il souhaite également que les examens se déroulent à cours ouvert. Il exige que du matériel soit fourni par l'université à tout étudiant qui ne dispose pas de l'équipement nécessaire et/ou ne se trouve pas dans un environnement propice aux évaluations.

Source : Belga/communiqué Cium

Le Cium a récolté 945 réponses d'étudiants, dont 93% se destinent à la médecine et 7% à la dentisterie. Le sondage a été mené auprès des cinq facultés d'enseignement (ULB, UCLouvain, UMons, ULiège et UNamur) et de toutes les années d'études. Il en ressort que la crise sanitaire inquiète fortement les étudiants en médecine et dentisterie. 73% des répondants ne se considèrent pas dans un état psychologique leur permettant de passer les examens à distance, même si 72% des sondés disposent du matériel nécessaire et 55% ont un endroit propice pour passer leurs évaluations. Pour 84% des étudiants, les examens à distance porteront préjudice à leur note pour leur concours de spécialité et pourraient ainsi porter atteinte à la suite de leur parcours. Le Cium relève que dans les centaines de témoignages reçus, beaucoup d'étudiants faisaient part de leur stress ou de leur tristesse. "Certains se sont retrouvés en dépression, en burn-out" et des tentatives de suicide ont été évoquées. "Des étudiants se sont brusquement retrouvés confrontés à la solitude, à l'isolement, à la maladie, au deuil. Ces éléments n'ont pas été suffisamment pris en compte", dénonce le Cium, qui souligne que les décisions prises ont un impact très important sur la santé et en particulier la santé mentale. La communication des universités ne semble pas avoir été efficace, 80% des sondés estimant qu'elle n'a pas été suffisamment claire, les laissant dans le flou et l'incertitude. Trois quarts des répondants étaient en stage lorsque le confinement a débuté. Parmi eux, 85% ont vu leur stage perturbé. Pour 29%, il a été annulé ou écourté. Le Cium note également que 62% des étudiants en stage ne se sentaient pas en sécurité et n'étaient pas équipés du matériel adéquat. Le Comité interuniversitaire demande que la matière d'examens soit allégée aux acquis "principaux et essentiels" et plaide pour une indulgence de la part des enseignants. Il souhaite également que les examens se déroulent à cours ouvert. Il exige que du matériel soit fourni par l'université à tout étudiant qui ne dispose pas de l'équipement nécessaire et/ou ne se trouve pas dans un environnement propice aux évaluations.Source : Belga/communiqué Cium