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Ce 2 décembre l'assemblée générale de l' l'Organisation représentative des étudiants en médecine (ORE), et le Comité InterUniversitaire des étudiants en Médecine (CIUM), avec la participation du Conseil de la Jeunesse (CJCF) et l'Union des étudiants de Communauté Française (UNECOF) se réunissaient notamment " pour permettre aux étudiants de se prononcer sur la nécessité d'une sélection dans les études de médecine dans le but de débloquer la situation fédérale, et d'obtenir une garantie d'accès aux numéros Inami ".Ce vote intervient alors que, selon les étudiants, on envisagerait la solution du lissage positif ou négatif. " Dans les deux cas de figure, la solution nécessite la mise en place d'une sélection (entrée, janvier, au terme de la première ou au terme du bachelier) ".Le lissage positif, croient savoir les étudiants, permettrait de rajouter les étudiants surnuméraires aux quotas de base. Le lissage négatif consiste à prélever des numéros Inami à l'avance sur les quotas de base.Après explication, les étudiants présents se sont prononcés à 86% des voix pour une sélection au terme de la première année de médecine. " Cette sélection serait basée sur des quotas fixes découlant des résultats du cadastre et d'une analyse fine des besoins en soins de santé pour les prochaines décennies. Ces quotas impliqueraient un classement au terme de la première année qui serait exclusivement basé sur les cours du second quadrimestre, lesquels ont une vocation médicale dans la nouvelle mouture du système en six ans (anatomie, physiologie, histologie, biochimie entre autres). " Les étudiants estiment que les cours de sciences fondamentales (mathématique, chimie, physique, et biologie) ne sont pas à retenir car ils sont trop peu prédictifs en matière de réussite future du bachelier. Ils rejettent mêmement l'examen d'entrée pur qui se base sur des connaissances en sciences dures " acquises à des degrés divers dans le secondaire " pour les mêmes raisons : pas assez prédictif des qualités futures d'un médecin.Les étudiants collaborent avec le comité de parents récemment créé. L'objectif est une alliance juridique avec les parents les plus motivés afin de lancer des actions juridiques si rien ne bouge.Les étudiants, par la voix de Fabiana Regedor et Lisa De Marrez co-vices-présidentes du CIUM, se disent " convaincus de cette nécessité de sélection, pour autant qu'elle se fasse en fonction des besoins de la population en matière de soins de santé, qu'elle assure une stabilité à notre système de soins de santé sur le long terme, et qu'elle évite aux étudiants et à leurs proches de revivre une telle situation d'inadéquation entre le nombre d'étudiants diplômés et le nombre d'Inami disponibles ".