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L'Organisation mondiale de santé (OMS) a identifié dix menaces pour la santé en 2019.On retrouve sans surprise dans cette liste noire, quelques maladies particulièrement meurtrières (cancer, diabète, grippe, virus Ebola, VIH, dengue...) mais aussi une dénonciation des méfaits de la pollution atmosphérique et des mouvements anti-vaccins et un plaidoyer pour que les États investissent dans les soins primaires. "Les soins de santé primaires sont en mesure de répondre à une majorité des besoins de chacun tout au long de la vie. Pour arriver à une couverture sanitaire universelle, il faut pouvoir compter sur un système de santé offrant des soins de santé primaires de qualité ", soutient l'OMS. En 2019, l'organisation compte chercher avec ses partenaires à relancer et renforcer les soins de santé primaires. Chez nous, l'annonce de la création par le ministre Gosuin d'une politique de première ligne de soins (lire en page 2) et par la Fondation Roi Baudouin d'une chaire pour la première ligne (lire Jdm N°2570) vont déjà dans le bon sens en ce début d'année. L'OMS estime que " la méfiance à l'égard des vaccins - c'est-à-dire la réticence à se faire vacciner ou le refus de vaccination alors que les vaccins sont disponibles - risque de remettre en cause certains des progrès obtenus dans la lutte contre des maladies à prévention vaccinale. La vaccination offre un des moyens de prévention les plus rentables et permet d'éviter deux à trois millions de décès annuels; en améliorant encore la couverture vaccinale, on pourrait sauver 1,5 million de vies de plus chaque année. "Et de pointer que, dans le cas de la rougeole, une augmentation de 30% du nombre de cas dans le monde a été constatée. Selon l'OMS, les motifs de la non-vaccination volontaire sont complexes : excès/manque de confiance et difficultés d'accès aux services. "Les agents de santé restent, surtout au niveau communautaire, le conseiller et l'interlocuteur qu'on écoute le plus volontiers avant de prendre une décision ", rappelle l'OMS. Une invitation à trouver le temps de convaincre ses patients des bienfaits de la vaccination.Vincent Claes, rédacteur en chef