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Les cancers chez l'enfant sont très différents de ceux de l'adulte: il n'y a pas de cancer du sein, du poumon, de la prostate ou du colon.On en dénombre une soixantaine survenant entre la naissance et 18 ans dont les plus fréquents sont les leucémies et les tumeurs cérébrales. "Grâce aux progrès thérapeutiques faits par la recherche, ces patients (...) ont une probabilité de survie sans maladie à cinq ans de 80%", se félicite M. Vassal alors qu'il y a 50 ans, leurs chances de survie étaient inférieures à 30%."Les taux de survie ont été formidablement augmentés ces dernières décennies mais à quel prix? ", interroge Natalie Hoog-Labouret, responsable de Recherche en pédiatrie à l'INCa (Institut national du cancer). "Tout l'enjeu est d'améliorer la qualité de vie des survivants", poursuit-elle. Car les deux tiers d'entre eux ont à long terme de multiples complications ou des séquelles liées à leur traitement ou à leur maladie: complications cardiaques, neuropsychologiques, thyroïdiennes, problème de croissance, de fertilité mais aussi des problèmes psychologiques et somatiques. La chimiothérapie a des effets redoutables "pas seulement chez les cellules malades", résume M. Vassal.