L'Islande, c'est 364.000 habitants. C'est quatre fois moins que la Région bruxelloise pour un pays trois fois plus grand que la Belgique. La densité de population n'est donc absolument pas comparable. Néanmoins, il y a des leçons à tirer de ce qui a été implanté aux confins nord de l'Europe.

Dépistage massif précoce

Notamment, aucun autre pays n'a dépisté de manière aussi intensive le Covid-19 que l'Islande. 12% de la population a été testé en date du 24 avril. À la même date, 207.446 Belges ont été testés sur 11,46 millions. Soit un ratio de 1,8% à peine. Une des explications : c'est en Islande que se trouve le siège de l'entreprise pharmaceutique DeCODE Genetics, leader dans le domaine des études génétiques des populations depuis plus de vingt ans. Elle propose aujourd'hui à tous les Islandais des tests gratuits de dépistage du coronavirus, même en l'absence de symptômes. Un excellent partenariat entre secteur privé et public. " La Santé publique a été une priorité absolue du gouvernement islandais. Nous sommes un petit pays, nous sommes donc capables de réagir rapidement. Nous avons réalisé un dépistage à grande échelle en suivant les recommandations de notre épidémiologiste en chef et directeur de la santé ", rapporte Katrín Jakobsdóttir, première ministre (gauche écologiste) depuis 2017.

Traçage du virus

Les Islandais ont également eu recourt à des applications de traçage, mais uniquement sur base volontaire. " Et l'application que nous avons fournie est sous la supervision stricte de l'Institut du respect de la vie privée. En retraçant les infections, nous avons découvert où les personnes avaient été infectées dans 93% des cas. "

Le 4 mai, l'Islande se prépare également à lever partiellement les mesures de restriction de la vie sociale, bien qu'il n'y ait pas eu, dans le pays, des mesures de confinement telles que nous connaissons en Belgique. La pandémie est toutefois davantage sous contrôle, puisque sur les ondes de France Inter, la première ministre islandaise annonce qu' " il y a très peu de nouveaux cas d'infection : de zéro à deux cas ces derniers jours. "

Trop tôt pour célébrer

" Il est toutefois trop tôt pour célébrer ", relativise la femme de 44 ans. " Les piscines et les autres places publiques resteront closes. Mais nous pouvons désormais constater que l'épidémie ralentit progressivement. Nous allons donc autoriser les rassemblements jusqu'à 50 personnes au lieu de 20 personnes actuellement. Les hautes écoles et les universités sont ouvertes. Les écoles primaires et secondaires sont également opérationnelles. "

Dans les prochaines semaines, Katrín Jakobsdóttir espère mettre en place une autre campagne de tests "à très grande échelle", afin de voir si les personnes ont développé des anticorps contre le virus.

Source : Der Spiegel, France Inter

L'Islande, c'est 364.000 habitants. C'est quatre fois moins que la Région bruxelloise pour un pays trois fois plus grand que la Belgique. La densité de population n'est donc absolument pas comparable. Néanmoins, il y a des leçons à tirer de ce qui a été implanté aux confins nord de l'Europe.Notamment, aucun autre pays n'a dépisté de manière aussi intensive le Covid-19 que l'Islande. 12% de la population a été testé en date du 24 avril. À la même date, 207.446 Belges ont été testés sur 11,46 millions. Soit un ratio de 1,8% à peine. Une des explications : c'est en Islande que se trouve le siège de l'entreprise pharmaceutique DeCODE Genetics, leader dans le domaine des études génétiques des populations depuis plus de vingt ans. Elle propose aujourd'hui à tous les Islandais des tests gratuits de dépistage du coronavirus, même en l'absence de symptômes. Un excellent partenariat entre secteur privé et public. " La Santé publique a été une priorité absolue du gouvernement islandais. Nous sommes un petit pays, nous sommes donc capables de réagir rapidement. Nous avons réalisé un dépistage à grande échelle en suivant les recommandations de notre épidémiologiste en chef et directeur de la santé ", rapporte Katrín Jakobsdóttir, première ministre (gauche écologiste) depuis 2017.Les Islandais ont également eu recourt à des applications de traçage, mais uniquement sur base volontaire. " Et l'application que nous avons fournie est sous la supervision stricte de l'Institut du respect de la vie privée. En retraçant les infections, nous avons découvert où les personnes avaient été infectées dans 93% des cas. "Le 4 mai, l'Islande se prépare également à lever partiellement les mesures de restriction de la vie sociale, bien qu'il n'y ait pas eu, dans le pays, des mesures de confinement telles que nous connaissons en Belgique. La pandémie est toutefois davantage sous contrôle, puisque sur les ondes de France Inter, la première ministre islandaise annonce qu' " il y a très peu de nouveaux cas d'infection : de zéro à deux cas ces derniers jours. "" Il est toutefois trop tôt pour célébrer ", relativise la femme de 44 ans. " Les piscines et les autres places publiques resteront closes. Mais nous pouvons désormais constater que l'épidémie ralentit progressivement. Nous allons donc autoriser les rassemblements jusqu'à 50 personnes au lieu de 20 personnes actuellement. Les hautes écoles et les universités sont ouvertes. Les écoles primaires et secondaires sont également opérationnelles. " Dans les prochaines semaines, Katrín Jakobsdóttir espère mettre en place une autre campagne de tests "à très grande échelle", afin de voir si les personnes ont développé des anticorps contre le virus.Source : Der Spiegel, France Inter