Celui-ci était interrogé par l'agence Belga au sujet du cri d'alarme lancé par le CEO de l'UZ, implanté à Jette, en Région bruxelloise. Selon celui-ci, la capacité de l'hôpital universitaire néerlandophone arrive quasi à saturation, si bien qu'il a dû transférer tous les patients atteints du Covid-19 vers d'autres régions, en l'occurrence, celle d'Alost.

D'après le CEO, l'UZ Brussel dénombrait samedi 28 patients malades de la pandémie dont sept en soins intensifs et quatre placés sous assistance respiratoire.

La hausse sensible du nombre d'hospitalisations a également un impact sur les soins réguliers dans la mesure où il faut se demander chaque jour si d'autres interventions lourdes peuvent avoir lieu.

Selon le ministre bruxellois de la Santé, Alain Maron, il est tenu compte de la progression du nombre d'hospitalisation dans les hôpitaux de la capitale. "Celle-ci est cependant moins forte que durant la semaine précédente, mais nous devons rester vigilants", a-t-il souligné.

Toujours d'après Alain Maron, la situation actuelle en la matière est comparable à celle observée fin mai, début juin, "très loin de ce qui s'est passé en février-mars".

Le ministre a indiqué que l'hôpital UZ atteignait le premier pallier de saturation de 15% du taux de patients Covid. Cela implique, selon mesures fédérales en vigueur depuis plusieurs mois de lever le pied dans d'autres services où cela commence par conséquent à avoir des répercussions.

Mais la situation des hôpitaux bruxellois dans la prise en charge des patients Covid est contrastée. L'Hôpital Saint-Pierre est actuellement sur-occupé sur ce plan; l'hôpital Erasme est sous-occupé, a-t-il expliqué.

Un plan de répartition a été activé au niveau des Service Médicaux Urgents. Celui-ci n'est pas appliqué pour les patients arrivés par d'autres moyens.

Sans nier la progression du taux de cas positifs, le ministre a par ailleurs mis une part de l'augmentation sensible du nombre de cas positifs dans la capitale sur le compte de la hausse sensible du nombre de tests. Bruxelles devient celle qui en pratique le plus, à l'échelle des provinces, a-t-il commenté.

"Nous surveillons sans cesse l'évolution de l'épidémie. Nous essayons de faire en sorte de réussir à aplatir la courbe en veillant à limiter l'impact psycho-social et socio-économique", a-t-il enfin dit.

C'est la raison pour laquelle la Commission Communautaire Commune a lancé une campagne positive pour inciter la population au respect des mesures de précaution. "Si tout le monde respectait les règles, nous n'aurions pas les mêmes problèmes", a-t-il conclu.

Belga

10 décès par jour : la stabilisation espérée la semaine dernière n'est plus d'actualité

"La stabilisation du nombre de nouvelles contaminations au coronavirus, espérée la semaine dernière, n'est plus d'actualité", a indiqué lundi le porte-parole interfédéral Covid-19, Yves Van Laethem, lors du point presse du centre national de crise sur l'évolution de la pandémie en Belgique.

Entre le 25 septembre et le 1er octobre, le nombre de nouvelles infections au coronavirus a atteint 2.103 en moyenne par jour, soit une augmentation de 32% par rapport à la période précédente de sept jours.

"La trajectoire belge rejoint ainsi celle des pays qui nous entourent comme la France et les Pays-Bas. On constate une nette évolution du nombre de cas dans tous les groupes d'âge et toutes les provinces", a-t-il précisé.

Dans le détail, "les 20-29 ans restent les plus touchés, suivis des 17-19 ans. Ensuite, le nombre d'infections diminue généralement en fonction de l'âge. Mais on constate une augmentation inquiétante chez les aînés et plus particulièrement les plus de 90 ans, parmi lesquels les cas ont décuplé au cours du mois écoulé", précise Yves Van Laethem.

La distribution géographique des nouveaux cas montre une augmentation importante de l'ordre de 95% dans la province de Namur et de 67% dans celle de Luxembourg par rapport à la période de référence précédente. En nombre de nouvelles infections, c'est la région de Bruxelles-Capitale qui apparaît la plus touchée, avec 466 nouveaux cas diagnostiqués entre le 25 et septembre et le 1er octobre, soit une augmentation de 37% par rapport aux sept jours précédents. Les communes de Molenbeek, Bruxelles-Ville, Schaerbeek et Anderlecht sont les plus affectées, "à un point tel que les cas diagnostiqués dans ces communes représentent 10% des nouvelles infections dépistées au niveau national", ajoute Yves Van Laethem.

Depuis le début de la pandémie, le virus Sars-CoV-2 a causé la mort de 10.064 personnes. Le nombre de décès quotidiens a doublé entre la période allant du 25 septembre au 1er octobre et la période précédente, passant de 4,7 à 9,4 décès.

Pas moins de 77 de malades (+21%) sont admis en moyenne chaque jour dans les hôpitaux belges.

En date du 4 octobre, 866 patients souffrant de la Covid-19 étaient hospitalisés, dont 186 aux soins intensifs (+38%) et 77 sous respirateur.

Celui-ci était interrogé par l'agence Belga au sujet du cri d'alarme lancé par le CEO de l'UZ, implanté à Jette, en Région bruxelloise. Selon celui-ci, la capacité de l'hôpital universitaire néerlandophone arrive quasi à saturation, si bien qu'il a dû transférer tous les patients atteints du Covid-19 vers d'autres régions, en l'occurrence, celle d'Alost. D'après le CEO, l'UZ Brussel dénombrait samedi 28 patients malades de la pandémie dont sept en soins intensifs et quatre placés sous assistance respiratoire. La hausse sensible du nombre d'hospitalisations a également un impact sur les soins réguliers dans la mesure où il faut se demander chaque jour si d'autres interventions lourdes peuvent avoir lieu. Selon le ministre bruxellois de la Santé, Alain Maron, il est tenu compte de la progression du nombre d'hospitalisation dans les hôpitaux de la capitale. "Celle-ci est cependant moins forte que durant la semaine précédente, mais nous devons rester vigilants", a-t-il souligné. Toujours d'après Alain Maron, la situation actuelle en la matière est comparable à celle observée fin mai, début juin, "très loin de ce qui s'est passé en février-mars". Le ministre a indiqué que l'hôpital UZ atteignait le premier pallier de saturation de 15% du taux de patients Covid. Cela implique, selon mesures fédérales en vigueur depuis plusieurs mois de lever le pied dans d'autres services où cela commence par conséquent à avoir des répercussions. Mais la situation des hôpitaux bruxellois dans la prise en charge des patients Covid est contrastée. L'Hôpital Saint-Pierre est actuellement sur-occupé sur ce plan; l'hôpital Erasme est sous-occupé, a-t-il expliqué. Un plan de répartition a été activé au niveau des Service Médicaux Urgents. Celui-ci n'est pas appliqué pour les patients arrivés par d'autres moyens. Sans nier la progression du taux de cas positifs, le ministre a par ailleurs mis une part de l'augmentation sensible du nombre de cas positifs dans la capitale sur le compte de la hausse sensible du nombre de tests. Bruxelles devient celle qui en pratique le plus, à l'échelle des provinces, a-t-il commenté. "Nous surveillons sans cesse l'évolution de l'épidémie. Nous essayons de faire en sorte de réussir à aplatir la courbe en veillant à limiter l'impact psycho-social et socio-économique", a-t-il enfin dit. C'est la raison pour laquelle la Commission Communautaire Commune a lancé une campagne positive pour inciter la population au respect des mesures de précaution. "Si tout le monde respectait les règles, nous n'aurions pas les mêmes problèmes", a-t-il conclu. Belga