Si une grande majorité des auditeurs du symposium s'est prononcée pour une suppression pure et simple des mutualités, aucun parti ne va jusque là. La ministre sortante de la Santé, Maggie De Block (Open Vld), y voit à tout le moins un signal que "si les mutualités ne changent pas leur fusil d'épaule, elles scieront la branche sur laquelle elles sont assises". Les mutualités reçoivent un milliard d'euros pour couvrir leurs coûts administratifs et la ministre n'accepte pas le flou existant selon elle sur la manière dont cet argent est dépensé.

Valerie Van Peel, de la N-VA, est du même avis et fait valoir un récent rapport de la Cour des comptes. Elle déplore également la "pilarisation" liée au système et les accointances avec le monde politique. "Je ne suis pas contre les mutualités, je vois leur intérêt", mais leur manière de fonctionner et leur financement doit changer, estime la nationaliste flamande.

Les autres partis ont pris la défense du système actuel. "Je vous invite à regarder au-delà des frontières. Aux Pays-Bas, les mutualités ont disparu mais les listes d'attente se sont énormément allongées et les coûts ont augmenté", a répondu Bianca Debaets (CD&V).

"Rien n'est aussi contrôlé que les mutualités", a abondé Karin Jiroflée (sp.a). Tout comme Peter Mertens (PVDA/PTB), elle a souligné qu'une privatisation entraînerait une hausse des coûts.