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L'expérience consistait à délivrer, dans un cadre strict, de l'héroïne à usage médical à des patients très dépendants triés sur le volet. 74 toxicomanes ont été inclus dans le projet: 38 ont été traités par méthadone, 36 par diacétylmorphine. "Il s'agit d'une expérience scientifique limitée dans le temps par un protocole", insiste Dominique Delhauteur, coordinateur du centre Tadam. "Le dernier patient quittera le centre le 8 janvier, comme cela était convenu depuis le début." L'Université de Liège aura alors six mois pour faire une évaluation du projet, qui sera suivie d'une décision politique."Avec le soutien de la Ville, nous avons tenté de maintenir le centre ouvert jusqu'à ce que tombe cette décision pour assurer une continuité", poursuit le coordinateur. "Mais nous n'avons pas eu de réponse à cet appel... Nous pouvons en tout cas déjà dire que le projet est positif sur certains points: nous avons démontré qu'il était possible d'ouvrir un centre comme celui-là en Belgique; il s'est particulièrement bien intégré dans le quartier. Nous avons également constaté une amélioration de l'état général des patients, tant au niveau physique que psychologique."D'après Le Soir, le projet, dont le coût s'élève à près de 800.000 euros par an, essentiellement financés par le Fédéral, pourrait être interrompu faute de moyens. La ministre de la Santé, Laurette Onkelinx (PS), serait favorable au projet mais n'en ferait pas une priorité. D'autant qu'il semble ne pas faire l'unanimité en Flandre, notamment auprès de la N-VA et du CD&V.