" Pour les personnes qui travaillent dans le domaine de la santé, pour les médecins dans un cabinet privé, pour les kinésithérapeutes... Cela devrait être la norme et donc avec l'obligation de se faire vacciner ", a déclaré hier le socialiste Frank Vandenbroucke sur Canvas.

Par voie de presse, le Dr Philippe Devos, a rappelé la position du syndicat qu'il dirige. Son positionnement en faveur de la vaccination obligatoire relève de critères d'éthique médicale : " Il s'agit de respecter notre serment d'Hippocrate, dont la première ligne dit : 'D'abord, éviter de nuire à nos patients.' C'est notre rôle de les protéger, face à un virus potentiellement dangereux ", a-t-il expliqué à nos confrères du Vif à qui il pointe une deuxième raison qui plaide en faveur de cette vaccination obligatoire : " Eviter que le personnel soignant tombe malade en plein pic. L'an passé, on a constaté un absentéisme infirmier qui pouvait atteindre les 20% dans certains hôpitaux. Principalement en raison du covid. Quand vous vous retrouvez avec 20% de votre personnel absent pour soigner 200% de malades, c'est la galère. Donc, il y a un double objectif . Protéger les patients, et éviter l'absentéisme au pire moment. C'est également la même logique avec la vaccination contre la grippe, qui est proposée chaque année au personnel soignant. "

90 % de médecins vaccinés

Déjà, plus de 90% des médecins sont vaccinés. Un pourcentage élevé qui s'explique par le haut degré de formation médicale. Selon Devos, on retrouve des résistances au vaccin surtout dans les " strates de soignants peu formés et peu qualifiés ".

Philippe Devos, qui est aussi président du conseil médical du CHC de Liège, pointe également la suprématie de l'émotionnel sur le rationnel parmi une partie du personnel soignant : " C'est un peu comme si un motard vous disait qu'il a peur de prendre l'avion. Il n'y aucune logique scientifique, mais il y a une telle émotion autour de cette maladie... "

Par contre, Philippe Devos estime compliqué de cibler telle catégorie ou telle spécialité plutôt qu'une autre même si l'infirmière pédiatrique est, théoriquement, la moins prioritaire pour une vaccination contre le covid-19.

Enfin, les sanctions éventuelles pour les récalcitrants relèvent d'une décision politique, pas médicale. En tout état de cause, le licenciement serait contre-productif en raison des pénuries de personnel soignant et de l'absentéisme.

" Pour les personnes qui travaillent dans le domaine de la santé, pour les médecins dans un cabinet privé, pour les kinésithérapeutes... Cela devrait être la norme et donc avec l'obligation de se faire vacciner ", a déclaré hier le socialiste Frank Vandenbroucke sur Canvas.Par voie de presse, le Dr Philippe Devos, a rappelé la position du syndicat qu'il dirige. Son positionnement en faveur de la vaccination obligatoire relève de critères d'éthique médicale : " Il s'agit de respecter notre serment d'Hippocrate, dont la première ligne dit : 'D'abord, éviter de nuire à nos patients.' C'est notre rôle de les protéger, face à un virus potentiellement dangereux ", a-t-il expliqué à nos confrères du Vif à qui il pointe une deuxième raison qui plaide en faveur de cette vaccination obligatoire : " Eviter que le personnel soignant tombe malade en plein pic. L'an passé, on a constaté un absentéisme infirmier qui pouvait atteindre les 20% dans certains hôpitaux. Principalement en raison du covid. Quand vous vous retrouvez avec 20% de votre personnel absent pour soigner 200% de malades, c'est la galère. Donc, il y a un double objectif . Protéger les patients, et éviter l'absentéisme au pire moment. C'est également la même logique avec la vaccination contre la grippe, qui est proposée chaque année au personnel soignant. "Déjà, plus de 90% des médecins sont vaccinés. Un pourcentage élevé qui s'explique par le haut degré de formation médicale. Selon Devos, on retrouve des résistances au vaccin surtout dans les " strates de soignants peu formés et peu qualifiés ".Philippe Devos, qui est aussi président du conseil médical du CHC de Liège, pointe également la suprématie de l'émotionnel sur le rationnel parmi une partie du personnel soignant : " C'est un peu comme si un motard vous disait qu'il a peur de prendre l'avion. Il n'y aucune logique scientifique, mais il y a une telle émotion autour de cette maladie... "Par contre, Philippe Devos estime compliqué de cibler telle catégorie ou telle spécialité plutôt qu'une autre même si l'infirmière pédiatrique est, théoriquement, la moins prioritaire pour une vaccination contre le covid-19.Enfin, les sanctions éventuelles pour les récalcitrants relèvent d'une décision politique, pas médicale. En tout état de cause, le licenciement serait contre-productif en raison des pénuries de personnel soignant et de l'absentéisme.