Le débat sur le nombre d'étudiants en médecine a refait surface alors que dans sa note de politique générale, Mme De Block a indiqué qu'elle allait soumettre au gouvernement fédéral un arrêté royal imposant l'obligation d'une attestation de contingentement en fin d'études de médecine et de dentisterie.

Concrètement, il s'agit d'une sélection supplémentaire, pour s'assurer que le quota de numéros Inami ne soit plus dépassé à l'avenir. Un risque plane en effet étant donné que du côté francophone, 1.138 candidats à l'examen d'entrée 2018 ont été déclarés lauréats alors que seuls 505 Inami (et places de stage) sont prévus pour cette promotion.

La ministre de la Santé insiste: l'instauration d'une limite avec ces attestations de contingentement n'est pas une nouvelle mesure mais la publication des arrêtés royaux va simplement permettre son entrée en vigueur. "Des négociations sont en cours pour un protocole d'accord au sein de la conférence interministérielle. Il définira le nombre de personnes qui doivent être autorisées à entamer des études de médecine pour rencontrer le quota fixé", ajoute-t-elle.

L'application de ce nouveau filtre a néanmoins fait réagir, les étudiants craignant pour leur avenir et les politiques dénonçant une sélection trop stricte alors que le sud du pays fait face à une pénurie de médecins, surtout généralistes. Beaucoup ont en outre dénoncé ces restrictions alors que des médecins étrangers viennent pratiquer en masse dans le Royaume. "Toutes les mesures sont prises pour contrôler l'afflux d'étudiants étrangers", souligne Mme De Block dans son communiqué mais elle explique qu'elle ne peut imposer de restrictions aux diplômés d'une université européenne vu la libre circulation en vigueur dans l'UE.