...

Cela fait trois ou quatre ans que les médecins, syndicats, pouvoirs publics et communes tentent de trouver des solutions pour pallier ce manque mais il n'existe "pas de solution unique". Il faut, selon le médecin, offrir un éventail de solutions, au cas par cas, et sonder la population ainsi que ses modèles de consommation. Les médecins sont en effet absents de certaines zones wallonnes où la densité de la population est faible, "comme Gouvy (Vielsalm) ou encore entre Dinant et Marche" et où la pénurie de médecins est un "énorme problème", selon le Dr de Toeuf.Les soins de jour y sont toutefois assurés mais la difficulté réside dans la tenue des permanences et donc la continuité des soins de santé dans ces secteurs.Le docteur de Toeuf préconise de professionnaliser les gardes ou de poursuivre la création de postes de garde médicalisés. Il souligne par ailleurs la surcharge administrative: "un médecin passe 40% de son temps au travail bureaucratique", qui devrait être simplifié, selon lui.Le Dr. de Toeuf rappelle également que la relève des médecins plus âgés dans ces zones rurales n'est pas assurée, les jeunes ne souhaitant en général pas s'isoler. "Le fond problème, c'est que le mode de vie y est beaucoup moins attractif", estime-t-il.L'Union des professions libérales et intellectuelles (Unplib) a pointé du doigt jeudi matin la pénurie "flagrante" de médecins et vétérinaires en zones rurales et considère que les mesures correctrices sont insuffisantes.