...

Cette maladie trouve son origine dans la défaillance d'une protéine (TLR4), censée réguler la réponse immunitaire face aux bactéries ou parasites. Mais chez le prématuré, TLR4 régule aussi la différenciation cellulaire et la croissance intestinale. Quand elle est confrontée à des bactéries, elle interrompt purement et simplement l'approvisionnement en oxygène, entraînant la nécrose des tissus intestinaux. Un phénomène qui peut avoir des conséquences tragiques. Poursuivant leur travail avec des souris prématurées, les scientifiques ont exposé des cellules intestinales non matures à une bactérie qui déclenche l'entérocolite nécrosante. Ils ont constaté que les cellules qui avaient étaient traitées au lait maternel présentaient de moindres niveaux de TLR4. " Le lait maternel est riche en facteur de croissance épidermique (EGF), qui bloque l'action de la protéine TLR4, " explique l'un des auteurs de l'étude. " En agissant de la sorte, EGF évite aux cellules intestinales de mourir et restaure la croissance cellulaire, ce qui favorise la guérison des intestins, surtout chez les bébés prématurés. " Cette nouvelle propriété thérapeutique de l'allaitement s'ajoute à la liste déjà longue des bienfaits du lait maternel sur l'enfant.