Portée par la ministre régionale de la Santé Alda Greoli, l'assurance autonomie wallonne sera constituée de deux branches distinctes. La première proposera des interventions à domicile des Services d'aide aux familles et aux aînés (SAFA), quel que soit l'âge du bénéficiaire en perte d'autonomie.

La seconde accordera le droit à une allocation forfaitaire autonomie (AFA) - allant de 85 à 571 euros, selon les revenus - pour les personnes de plus de 65 ans en perte d'autonomie aux revenus les plus faibles, peu importe leur lieu de résidence (maison de repos ou domicile), a rappelé ce jeudi la ministre.

Pour pouvoir en bénéficier, chaque citoyen devra être en ordre de cotisation, soit 36 euros à verser annuellement à son organisme assureur à partir de l'année de son 26e anniversaire. Ce montant sera toutefois réduit à 18 euros pour les bénéficiaires de l'intervention majorée, qu'il s'agisse des statuts BIM (ex-vipo) ou OMNIO. Des exemptions sont également prévues pour les plus précarisés (sans-abri, personnes en règlement collectif de dettes, bénéficiant du RIS ou de la GRAPA).

Le budget global dédié au fonctionnement de l'assurance autonomie est d'un peu plus de 500 millions d'euros par an.

"La Wallonie se voit désormais dotée d'une protection sociale qui lui permettra de faire face à l'enjeu de l'autonomie des personnes en situation de dépendance, tout en encourageant l'accompagnement au domicile, primordial pour le confort de vie de nombreux Wallons", a conclu la ministre.