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Les événements ainsi que le relate un GBO extrêmement déçu et virulent se sont déroulés comme suit : "L'encre de l'accord médico-mut à peine sèche, l'Inami a été contraint d'annuler la réunion du Groupe de travail des PMG prévu le surlendemain. Or, ce groupe de travail aurait pu approuver plusieurs nouvelles ouvertures de PMG au 1er janvier 2013." Mais, " sous la pression de l'Absym ", affirme le GBO, " la médico-mut n'a pas suivi les recommandations du groupe de travail PMG quant au pourcentage minimum nécessaire au sein du cercle pour la création d'un nouveau PMG ". Selon l'analyse d'Anne Gillet, un choix entre les PMG à financer n'est même pas nécessaire car le budget disponible est suffisant " pour accepter tous les budgets ". Toutefois, si un choix se présentait, le Groupe de travail avait préconisé d'analyser le pourcentage de " pour " au sein d'un cercle de manière purement indicative. " Cette connaissance permettait au GT de pouvoir choisir les postes faisant le plus de voix positives s'il était contraint de choisir sur base d'un budget insuffisant ", précise le Dr Gillet. Pour la MG bruxelloise, le pourcentage de 30% de votes négatifs pour ne pas libérer le budget viendrait d'un compromis entre la proposition de l'Absym (25% de votes négatifs) et celle du Cartel (34% de votes négatifs). La barre a donc été placée par l'Inami à 30%. Les mutuelles se taisent D'après le calcul du GBO, ce couperet pourrait compromettre pas moins de la moitié des projets de PMG. Le GBO-Cartel "regrette que la médico-mut n'ait pas suivi les avis du Groupe de travail concernant ces votes. Cet événement médico-mutualiste met au grand jour le peu de soutien vis-à-vis de la garde des autres partenaires de la CNMM. Les mutuelles se sont en effet tues, dans ce pugilat, dans toutes les langues."Le Cartel a demandé expressément à l'Inami que la clause du pourcentage n'ait pas d'effets rétroactifs pour les postes ayant déposé leur projet en 2012. Le Dr Gillet demande à cet égard à l'Absym " de se prononcer explicitement sur cette rétroactivité ". Dans le cas contraire, Gillet craint que les MG se démotivent à réorganiser les gardes en MG, " un défi de premier ordre pour les mois à venir ". Le Dr Gillet souligne également un autre dégât collatéral du retard de la signature de l'accord : la perte de 800.000 euros en 2012 pour les PMG. " Heureusement l'Inami nous garantit que cette perte ne sera pas structurelle et ne sera donc pas répétée les années à venir. Il est pour nous inacceptable d'avoir vu contraindre certains postes à des efforts substantiels de standardisation pour finalement voir s'évaporer les économies faites en 2012 alors que le but de ces économies était de favoriser la solidarité avec toute [la base] de la MG pour pouvoir subsidier tout nouveau projet de garde... " Le GBO, craignant que l'accord ne serait pas signé à temps, a demandé officiellement de " restituer ces 800.000 € aux postes qui ont dû sacrifier certains de leurs projets (comme des gardes de jours de semaine)". La raison pour laquelle l'Inami n'a pas suivi le GBO sur cette question serait due " à la guerre des suppléments [qui] était effectivement une très mauvaise guerre ".S'il ne fait aucun doute que l'Absym a une interprétation différente de ce qui s'est passé, le Dr Gillet pointe une bonne nouvelle : " L'argent économisé en visites à domicile en garde par la conversion du contact visite en consultation et l'argent économisé en honoraires de disponibilité seront réinvestis dans le système de garde. Jusqu'à présent, les chutes de trend ont toujours représentés des budgets perdus pour la profession. Pour la première fois, cette perte structurelle de budget est enrayée. "