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L'examen d'un ordinateur saisi lors d'une perquisition a permis de découvrir des fichiers relatifs à la création de la société SASA au Costa Rica, à la fin de l'été 2010, puis d'une entreprise FIT à Toulon, au printemps 2011, pour reprendre les activités de fabrication de prothèses et en assurer la commercialisation notamment en Amérique du Sud. En mars 2010, les autorités françaises avaient demandé le retrait du marché des implants Poly Implants Prothèse (PIP) alors que l'entreprise, en grande difficulté, était placée en liquidation. PIP utilisait illégalement, depuis la fin des années 2000, un gel de silicone fait maison en remplacement d'un gel médical homologué.M. Mas, 73 ans, a été remis en liberté sous contrôle judiciaire fin octobre 2012 après huit mois de détention provisoire. Un premier procès en France - pour tromperie - doit se tenir au printemps à Marseille. Deux autres procédures sont toujours à l'instruction, l'une pour "blessures et homicides involontaires" et l'autre pour "blanchiment et banqueroute". Le nombre de porteuses de prothèses PIP serait d'environ 30.000 en France et de plusieurs dizaines de milliers à l'étranger, en Europe, en Amérique du Sud et en Asie. Les prothèses mammaires au gel frelaté, sujettes à ruptures et à fuites, produites par l'entreprise française Poly Implant Prothèse (PIP) sont interdites en Belgique depuis avril 2010.Sur base d'informations reçues par l'AFMPS, 674 prothèses PIP ont été implantées avant l'interdiction chez nous. Depuis lors, 67 retraits préventifs ont été réalisés, de même que 25 cas de rupture, 5 cas de perspiration (sortie du gel de l'enveloppe) et 2 cas d'inflammation ont été répertoriés.