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Cette demande s'inscrit dans le cadre d'une réflexion menée au parlement sur la volonté d'étendre et intégrer les soins palliatifs jusqu'ici réservés aux patients en phase terminale.Une étude des cliniques St-Luc (UCL) réalisée en partie sur base de l'outil britannique PICT, à la demande du SPF Santé publique s'est penchée sur l'identification des besoins des patients palliatifs en proposant trois statuts, simple, complet et majoré.Certains patients avec un pronostic vital supérieur à trois mois, mais ne faisant pas face à des besoins complémentaires, pourraient ainsi ne pas devoir bénéficier de plus qu'un statut simple permettant une analyse fine de leur prise en charge sans impact budgétaire.La ministre s'est dite prête à analyser quels avantages accorder aux trois statuts, y compris pour des patients non palliatifs avec une espérance de vie de moins d'un an.Vu le contexte, elle souhaite toutefois que l'exercice soit réalisé "dans le cadre du budget existant". Des déplacements budgétaires d'un statut à un autre sont en effet possibles dans le cadre d'une même enveloppe.D'autres pistes seront également étudiées telles que l'intégration des maladies chroniques ou la prise en charge des mineurs d'âge. Il faudra également agir en concertation avec les Communautés, compétentes pour la formation des prestataires de soins de première ligne, a-t-elle dit.Selon le président de la cellule d'évaluation, Alex Peltier, l'avis peut être rendu d'ici au 31 décembre.Des propositions de loi du cdH, d'Ecolo-Groen et du CD&V visant à l'extension des soins palliatifs sont actuellement en cours de discussion à la Chambre. Une proposition de loi de l'Open Vld est également annoncée.Une partie de la Loi euthanasie volatiliséeLe législateur avait adapté la loi dépénalisant sous strictes conditions l'euthanasie il y a dix ans afin d'y préciser le rôle du pharmacien dans le cadre de l'utilisation des produits euthanasiants. Or, sans que personne ne parvienne à l'expliquer, il manque un alinéa dans la loi publiée au Moniteur. La cheffe de groupe cdH Catherine Fonck s'en est étonnée mardi en commission de la Santé. Un passage de la loi précisant les renseignements relatifs au pharmacien, que le médecin pratiquant l'euthanasie est tenu d'enregistrer ne figure pas dans le texte publié dans l'organe officiel bien qu'il ait été adopté à l'époque par la Chambre et le Sénat et transmis pour promulgation et publication par le cabinet de la Santé de l'époque (Rudy Demotte).