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Dans son rapport annuel 2014, la Commission de planification se penche notamment sur la réalisation du contingentement en médecine générale. Il s'agit de vérifier dans quelle mesure le nombre de médecins diplômés débutant leur spécialisation en médecine générale répond aux besoins estimés par l'administration fédérale.Depuis 2008, les décideurs politiques surveillent en effet plus dans le détail l'accès à quatre spécialités que sont la pédopsychiatrie, la médecine aiguë, la médecine d'urgence et la médecine générale. Disciplines pour lesquelles ont été instaurés à l'époque des quotas minimaux. " Ce qui était autrefois un maximum à ne pas dépasser est devenu un seuil minimum à atteindre ", soulignent les planificateurs du SPF Santé.On pourrait dès lors espérer que l'excédent de médecins produit chaque année par nos universités, que la Commission chiffre à 3.700 diplômés en trop d'ici 2020, aide à harmoniser les volumes de candidats pour ces disciplines.Constat important, le déficit en médecine générale s'atténue, surtout dans le cadre de la formation en Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB). Où le creux était certes déjà moins prononcé. L'année dernière, les universités francophones ont ainsi produit 40 candidats généralistes de plus que l'objectif (120) tandis que du côté néerlandophone, 71 diplômés en sus avaient opté pour la médecine générale par rapport au seuil de 180.Cette inflexion démontre un plus grand investissement du monde académique dans l'orientation de ses diplômés vers la médecine générale, jusque-là snobée avouons-le. Mais ce n'est pas assez (rapide) que pour remplir les quotas minimaux. Le déficit de candidats généralistes accumulé depuis 2004 s'élevait à 302 diplômés l'année dernière au niveau national.Force est de constater que la tendance se veut baissière. Globalement et géographiquement. La Communauté flamande affiche une très nette diminution de son déficit cumulé depuis 2011, à 255 médecins l'an passé, contre 507 en 2010.En comparaison, les médecins en surnombre du côté de la FWB ont plus tendance à s'orienter vers la médecine générale depuis peu, puisque le déficit cumulé ne représentait que 47 unités en 2014.Toutefois, la Commission de planification ne peut que signaler que " de manière générale pour la Belgique, les dépassements de quotas ont peu contribué à la résorption du déficit en médecine générale ". Même si entre 2013 et 2014, le surplus a sensiblement plus profité à ladite spécialisation." Le faible niveau des flux entrants de médecins se formant en médecine générale reste préoccupant ", conclut d'ailleurs le rapport.