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Cette "censure met en évidence la volonté du gouvernement de refuser au peuple congolais son droit d'accès à l'information. Son histoire et son droit à la mémoire collective et à la vérité lui sont niés dans le but de mieux le manipuler et le contrôler. En effet, nous vivons en RD Congo dans un climat d'oppression, de dégradation de la situation des droits humains et de rétrécissement de l'espace des libertés fondamentales. Cette énième censure vient allonger la liste d'autres censures dont nous avons été victimes", poursuit M. Mukwege.Le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders a également regretté jeudi la décision du gouvernement de la République Démocratique du Congo d'interdire sur son territoire la projection du film."La lutte contre les violences sexuelles a l'égard des femmes est pourtant un combat universel, partagé par la Belgique et la République démocratique du Congo. Le ministre estime que ce noble objectif aurait été mieux servi par la diffusion de ce film, qui a ému le monde entier, auprès de la population congolaise", souligne les Affaires étrangères dans un communiqué.Le docteur Mukwege a reçu l'an dernier le prix Sakharov du Parlement européen. Le film "L'homme qui répare les femmes", consacré à ses travaux, a déjà été primé à sept reprises dans quatre festivals cinématographiques internationaux.