"Le mouvement Listes Destexhe continue. Il y a une base militante très forte", a déclaré ce médecin de formation à l'agence Belga, confirmant des propos tenus au groupe de médias SudPresse.

M. Destexhe a évoqué les 42.000 électeurs qui ont voté pour les 'Listes Destexhe', un mouvement créé voici trois mois seulement, après son départ du Mouvement réformateur. Lui-même a recueilli 6.787 voix comme candidat au parlement bruxellois.

"Je vais mettre une équipe en place et assurer la transition vers ce parti qui ne portera pas mon nom et que je ne présiderai pas. Je n'en serai pas", a ajouté M. Destexhe.

Ces changements devraient intervenir "probablement à la rentrée", a-t-il poursuivi en évoquant la période de "septembre-octobre".

Il s'agit, selon lui, de "poursuivre" et d'"amplifier le combat" entamé par cette formation à la droite du MR et qui n'a recueilli dimanche que 0,63% des votes pour la Chambre, sans obtenir le moindre élu lors des scrutins européen, fédéral et régional.

Les Listes Destexhe avaient pourtant rallié l'ex-députée wallonne Patricia Potigny, dont le départ du MR a privé la coalition MR-cdH au pouvoir à Namur de majorité en fin de législature et l'expert en terrorisme Claude Moniquet.

M. Destexhe estime en effet que face à la situation née des élections - une Wallonie et une Région bruxelloise à gauche, avec une Flandre qui a accentué son virage vers la droite de l'échiquier politique, au risque d'"intensifier et de précipiter l'évolution de la Belgique vers le confédéralisme" - "on pourrait revoter dans six mois".

Il a assuré que les 'Listes Destexhe' avaient anticipé ce mouvement. "Nos analyses étaient justes, on se présentait comme un rempart (à la fois contre l'extrême-droite et contre le système socialiste en Wallonie)", a-t-il souligné.

L'ancien réformateur souhaite également faire "émerger des personnalités qui incarnent la droite classique, décente et digne".