Le Conseil des ministres a approuvé ce vendredi le budget des soins de santé 2020.

La ministre De Block s'est dit " satisfaite de ce budget. Nous baissons la facture de soins pour les patients de 65 millions d'euros par an et ce, dans un contexte budgétaire très difficile. Les prestataires de soins reçoivent également l'indexation à laquelle ils ont droit et les comptes de l'Etat sont justes. " Entendez : à l'équilibre.

L'année prochaine, les patients paieront un ticket modérateur moins élevé pour les médicaments contre l'ostéoporose, l'asthme, l'hypertension, l'épilepsie, la maladie d'Alzheimer, la dépression, certains cancers, etc.

Grâce à une extension du remboursement, les moyens contraceptifs pour les femmes et la pilule du lendemain deviennent également plus accessibles. "Aujourd'hui, seuls les jeunes de moins de 21 ans entrent en ligne de compte pour le remboursement. D'ici peu, la situation changera : à partir de l'année prochaine, l'Etat remboursera intégralement les moyens contraceptifs jusqu'à 25 ans, la pilule du lendemain devient gratuite pour toutes les femmes, quel que soit leur âge. La ministre De Block dégage pour ce faire 6,9 millions d'euros sur base annuelle"

Le budget des soins de santé 2020 comporte également une bonne nouvelle pour les prestataires de soins. Leurs honoraires seront entièrement indexés. La norme de croissance de 1,5% leur est aussi intégralement octroyée.

Comme prévu aussi, le secteur pharmaceutique passe à la caisse, principalement les médicaments sur le marché " depuis longtemps ". 121 millions d'économies sont espérées en 2020 à partir d'avril et donc 161 millions sur base annuelle. Ajouté aux 58 millions d'allègement du TM pour les patients, ce sont 178 millions qui sont attendus en 2020 et 218 millions à partir de 2021.

Maggie De Block se targue également de protéger les patients contre les factures croissantes des soins " défédérés " en prolongeant d'un an la protection du Maximum à facturer (fédéral) quant aux tickets modérateurs (régionaux). C'est le cas notamment des patients gériatriques et chroniques (parfois les mêmes). Dans un an, ce sera aux Régions de protéger leurs administrés contre les factures trop élevées liées aux soins " régionaux ".

"C'est le monde à l'envers", pointe Maggie De Block, faisant la leçon aux Régions...