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Contraint et forcé, Jean-Claude Marcourt a rempli la condition imposée par la ministre fédérale de la Santé pour dégager une solution structurelle à la pénurie de numéros Inami: l'instauration d'un filtre à l'entrée des études de médecine et de dentisterie.L'option retenue est celle d'un concours en fin de première année et qui portera uniquement sur les matières médicales enseignées lors du second quadrimestre. " C'est une demande des étudiants qui ont attiré notre attention sur le fait qu'il valait mieux sélectionner sur des matières médicales que purement scientifiques ", précise le ministre communautaire de l'Enseignement supérieur.Par ailleurs, mieux vaut opérer la sélection en fin de première année plutôt qu'en fin de premier quadrimestre pour ne pas défavoriser les étudiants primo-inscrits, dit avoir retenu de la démonstration des doyens Jean-Claude Marcourt.En réponse à la charge du MR, de la N-VA et de Maggie De Block, le socialiste liégeois indique avoir tenu ses engagements : " Je l'ai fait même si on ne m'a jamais apporté la preuve de la nécessité de la planification médicale. Au contraire, on distingue de plus en plus clairement les pénuries locales, que l'on masque avec des importations de médecins étrangers ".Marcourt attend désormais du gouvernement fédéral qu'il fassent de même. " Il y a un arrêté royal à modifier pour permettre à tous les étudiants engagés dans le cursus d'obtenir l'attestation qu'ils méritent. Il y a un cadastre dynamique à produire. Nous sommes en droit d'attendre une analyse fine et responsable qui réponde aux besoins de la population et garantisse la qualité des soins. "L'avant projet de décret sera soumis dans les prochains jours aux étudiants, à l'Académie de recherche et d'enseignement supérieur (Ares) et au Conseil d'Etat et au Conseil d'Etat.P.L.