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Pour arriver à cette conclusion, une équipe de neurologues et de psychologues canadiens a comparé des IRM du cerveau de jeunes filles chinoises âgées de 9 ans à 17 ans, et qui avaient adoptées par des familles canadiennes francophones. Les chercheurs ont fait entendre des enregistrements de différentes tonalités très caractéristiques du chinois qui n'existent pas en français à ces jeunes filles. Les IRM ont démontré que toutes les filles exposées au chinois très jeunes, qu'elles aient ou non continué à parler cette langue par la suite, avaient une région de leur cerveau active qui ne l'était pas chez celles ayant été exposées uniquement au français. Cette découverte signifie que l'on pourrait plus facilement réapprendre une langue perdue, ou une compétence oubliée. Elle confirme aussi l'importance des toutes premières années de la vie pour forger les capacités mentales. Les auteurs de ce travail précisent que les mécanismes cérébraux nécessaires pour maintenir les premières représentations des sons du langage dans le cerveau restent largement incompris.