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La Belgique est le quatrième pays européen où les cancers sont les plus fréquents. Les experts expliquent cette présence dans le haut du classement notamment par une différence entre les pays dans les modes de vie à long terme, par exemple en matière de tabagisme et d'obésité. La méthodologie de la collecte peut aussi expliquer certaines divergences, la Belgique étant plutôt une bonne élève sur ce point. "La collecte de données prend du temps et nous avons toujours deux années de retard, car il faut procéder à tout un nettoyage de ces données", précisent Didier Vander Steichel, directeur général de la Fondation, et Régine Kiasuwa, cheffe de travaux au centre du Cancer de Sciensano, ce mercredi à l'occasion de la présentation du baromètre .Accorder de l'importance aux soins palliatifsDans ses recommandations aux autorités, la Fondation insiste sur l'importance à accorder aux soins palliatifs. "La prévalence de patients nécessitant ces soins ne cesse d'augmenter, mais n'est pas accompagnée par des moyens financiers adéquats", pointe-t-elle. "C'est une offre de soins qui doit être faite bien plus tôt aux patients qui craignent que soins palliatifs ne signifient une mort prochaine", relève M. Vander Steichel. Cette perception erronée ne s'observe pas seulement chez les patients mais aussi chez les soignants. "Les soins palliatifs occupent encore peu de place dans la formation des professionnels de la santé", constate-t-il.La prévention doit rester un pilier de la stratégie de lutte contre le cancer. "Dans l'Union européenne environ 40% des cancers sont évitables. La prévention primaire est un des axes le plus important dans la lutte contre le cancer. Le principal levier pour modifier cette évolution est de favoriser les modes de vie sains, dès le plus jeune âge, et accessibles à tous", explique la Fondation alors que se tient vendredi la Journée mondiale contre le cancer.Cette prévention passe entre autres par la lutte contre le tabagisme, la promotion de l'activité physique avant et après la maladie, et les actions pour la prévention de l'obésité, la promotion d'une alimentation saine et une limitation de la consommation d'alcool. La Fondation plaide encore pour un "refinancement urgent de la recherche académique fondamentale, translationnelle et clinique par les pouvoirs publics", et pour "assurer la formation d'un nombre suffisant de soignants supplémen­taires (médecins spécialisés et paramédicaux spécialisés) compte tenu de l'évolution attendue de l'incidence des cancers".