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La possibilité d'un deuxième avis médical fait partie depuis longtemps de la panoplie du médecin traitant, à sa demande ou de l'initiative ou suggestion du patient. Mais les Mutualités chrétiennes, dans le cadre de développement d'une assurance hospitalisation, ont mis en place une systématisation de cette seconde opinion sur simple demande du patient en collaboration avec l'hôpital universitaire de Leuven. Cette modalité soulève plusieurs objections déontologiques, selon le conseil national de l'Ordre des médecins :1. L'absence d'un véritable contact entre le médecin et le patient. 2. Le droit du patient au libre choix du médecin est compromis.3. Il y a violation potentielle de la confraternité. Le Conseil national " s'inquiète à propos de la confraternité dans un système de santé qui permet à des patients d'opposer des médecins les uns aux autres ". Le CN craint également que cette initiative " s'apparente à la publicité et la concurrence illicites "." Cette collaboration n'est pas le meilleur moyen d'organiser la seconde opinion ", conclut l'Ordre.