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La polémique enfle depuis plusieurs jours autour de l'aide médicale aux illégaux versée par le CPAS d'Anvers, dont Mme Homans voudrait accentuer le caractère conditionnel. Si le remboursement de l'aide n'était déjà plus automatique pour les illégaux à Anvers sous la majorité précédente, la présidente du centre d'aide sociale envisage de le conditionner à l'engagement de quitter le territoire.La proposition a suscité une levée de boucliers, notamment de la part de la secrétaire d'Etat à l'asile Maggie De Block (Open Vld), de la ministre de la Santé Laurette Onkelinx (PS) et des présidents d'autres CPAS.Dans sa note "factuelle", Mme Homans rappelle les critères d'octroi de l'aide urgente à Anvers: si un illégal dispose d'une attestation du médecin indiquant qu'il nécessite une aide urgente et qu'il se trouve effectivement dans le besoin, le CPAS paiera son aide et bénéficiera d'un remboursement du fédéral.Mais en l'absence d'une telle attestation, la décision sera prise au cas par cas, par exemple plus favorablement pour les personnes victimes de violence ou les enfants. Dans ce cas, le remboursement est à charge du CPAS - des paiements qui ont coûté 256.000 euros à la ville d'Anvers l'an denier.Mme Homans invite les responsables fédéraux qui ont critiqué le dispositif à changer le cadre fédéral en la matière. Mais elle reste floue sur le coeur de la polémique qu'elle a initiée, en ne mentionnant plus la condition d'un engagement à quitter le territoire.