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Des scintigraphies des tissus du cerveau de 389 enfants et jeunes âgés de 4 à 22 ans ont été réalisées. Le Pr Seth D. Pollak et ses collègues ont ensuite analysé les 823 clichés qu'ils ont pris et ils les ont associés avec la collecte des données socio-démographiques et les scores des participants aux tests cognitifs et scolaires.L'analyse révèle des volumes de matière grise inférieurs de 3 à 4% chez les enfants vivant dans les foyers situés autour du seuil de pauvreté, un décalage qui atteint 8 à 10% chez les enfants de familles très en-dessous de ce seuil. En moyenne, les enfants de ménages à faibles revenus obtiennent 4 à 7% de moins aux tests standardisés.Enfin, 20% de la différence de résultats pourrait s'expliquer par des retards de développement de plusieurs zones du cerveau qui semblent être sensibles à l'environnement des enfants, dont la matière grise, le lobe frontal, le lobe temporal et l'hippocampe.En se basant sur leurs observations, les auteurs de l'étude lancent un appel à développer les interventions parentales et les initiatives politiques dans les milieux défavorisés.