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Alors que l'Inami rappelle le démarrage le 1er mai de l'obligation pour le médecin et le pharmacien, en matière d'antimycosiques et d'antibiotiques , en traitement aigu, de prescrire et/ou délivrer le médicament le moins cher au moyen, éventuellement, de la prescription en DCI (lire le dossier dans le jdm de vendredi prochai), la Mutualité socialiste estime que les médecins se feront au nouveau paradigme : "Ne confondons pas 'liberté de choix' et 'choix thérapeutique'. Les réactions suscitées s'expliquent par le changement de culture médicale et la modification dans la répartition des tâches qu'elle engendre. Au médecin, le choix de la thérapie ; au pharmacien, le choix du prix." Pour Jean-Pascal Labille, l'introduction de la substitution doit être mise en balance avec d'autres enjeux. "La substitution va permettre réduire la facture du patient. En ces temps de crise où le report des soins augmente, le prescripteur devrait prendre en considération cet élément... Afin de répondre aux besoins encore insuffisamment couverts et d'assurer une prise en charge de qualité de nos aînés dans la perspective du vieillissement, il est nécessaire de dégager des marges de manoeuvres au sein du budget de l'assurance maladie. Il s'agit là d'une obligation morale des partenaires du système de soins de santé."