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Lundi, une centaine de militants du front commun syndical ont accueilli la ministre de la Santé publique avec pancartes, slogans et sifflets lors de sa visite lundi au CHR St-Joseph de Mons. Elle venait y soutenir un projet original de sevrage de psychotropes chez les personnes âgées et assister à l'inauguration du nouvel hôpital de jour gériatrique de l'institution (lireici). Dès l'annonce de sa visite, le PS de Mons-Borinage avait déclaré que la ministre n'était pas la bienvenue à Mons, "vu le tort qu'elle fait aux patients et aux prestataires!" A l'inverse,Catherine Fonck (cdH) avait décidé d'être présente lors de la visite ministérielle. "Je suis en profond désaccord avec une série de décisions de la ministre De Block. Mais je serai au CHR Mons, avait prévenu la députée fédérale. Je n'arrêterai pas une seule seconde de soutenir les projets porteurs des soignants et de proposer des alternatives pour faire bouger les lignes de la ministre."Avant l'inauguration, les syndicats ont exprimé leurs inquiétudes dans le dossier du projet de réforme des hôpitaux actuellement à l'étude au Conseil d'Etat. Ils ont réclamé des garanties claires quant à l'emploi. "Nous voulions que la ministre de la Santé nous entende enfin sur la problématique des réseaux hospitaliers et surtout des balises sur le plan social qu'on aimerait bien qu'elle intègre dans son arrêté royal", a indiqué Eric Caudron au nom du front commun à l'agence Belga.La ministre de la Santé publique ne s'est pas dérobée. Elle a évoqué le cas des zones rurales qui pourraient être plus touchées par la réforme. "Nous en avons tenu compte", a expliqué Maggie De Block. "Nous avons adapté le nombre de patients qui doivent être dans un réseau. Le nombre évoqué de 400.000 patients n'est pas tenable en zone rurale. Il aura donc des exceptions compte tenu de la densité de population." Les syndicats craignent la création d'un seul réseau hospitalier pour la zone Coeur du Hainaut. Après cette joute syndicale, la ministre a rencontré avec sa bonhomie habituelle les patients et soignants du service gériatrique. La vie des politiciens n'est pas un long fleuve tranquille.