"Il y a eu plus de 6.000 décès parmi les résidents de maisons de repos en Belgique, dont 2.100 en Wallonie. Nous voulons une commission d'enquête pour les familles mais aussi pour le personnel soignant de ces établissements qui a affronté cette crise sans armure", a souligné, au cours des débats, le chef de groupe du PTB au parlement wallon, Germain Mugemangango. "Il est important de faire la lumière sur les responsabilités politiques qui ont conduit à cette situation", a-t-il ajouté, sans toutefois parvenir à convaincre la majorité.

"Il y a toujours moyen de faire mieux mais le gouvernement wallon a géré du mieux qu'il le pouvait et en toute transparence, au cours notamment des réunions de la commission spéciale covid-9 mise en place au sein de cette assemblée. Dire le contraire, c'est faire preuve de malhonnêteté intellectuelle", a ainsi rétorqué le chef de file du PS au parlement régional, André Frédéric.

"Nous n'échapperons pas à une réflexion de fond sur ce qu'il s'est passé mais une commission d'enquête n'est pas l'outil adéquat. Et ce n'est pas non plus le moment opportun, alors que la crise n'est pas terminée", a-t-il ajouté.

Cette question du timing a également été soulevée par Ecolo, Laurent Heyvaert estimant notamment que "la seule question importante, pour le moment, c'est celle de savoir si nous sommes prêts en cas de seconde vague".

"La proposition de résolution du PTB semble par ailleurs considérer la Wallonie comme une île. Or, il y avait un épicentre fédéral dans la gestion de cette crise", a renchéri, toujours pour les écologistes, Stéphane Hazée.

"Il serait invraisemblable que nous ne tirions pas les conclusions de ce qu'il s'est passé mais ne nous précipitons pas", a pour sa part souligné le chef de file du MR au Parlement de Wallonie, Jean-Paul Wahl. "Prenons le temps de tout évaluer, de tout analyser en concertation avec les autres niveaux de pouvoir. Une commission d'enquête parlementaire n'est pas le bon outil", a-t-il encore estimé.

Un avis que ne partage pas le cdH, lui aussi partisan d'une telle commission, "pas pour trouver un bouc émissaire mais pour obliger certaines personnes à venir s'exprimer devant ce parlement et pour tirer les choses au clair afin que ça ne se reproduise pas", a expliqué François Desquesnes, le chef de file des humanistes wallons.

Le cdH s'est toutefois abstenu lors du vote en commission en raison "de l'esprit inquisiteur de la proposition de résolution du PTB".

Ecartée pour l'instant, la question d'une commission d'enquête parlementaire reviendra sans aucun doute sur la table des parlementaires au cours de la séance plénière du 1er juillet, spécialement consacrée à la gestion de la crise du coronavirus en Wallonie. L'agenda des travaux sera ensuite fixé, la volonté partagée étant de se prépaper à une éventuelle seconde vague, a-t-on précisé du côté du cabinet de la ministre de la Santé, Christie Morreale.

Source : Belga

"Il y a eu plus de 6.000 décès parmi les résidents de maisons de repos en Belgique, dont 2.100 en Wallonie. Nous voulons une commission d'enquête pour les familles mais aussi pour le personnel soignant de ces établissements qui a affronté cette crise sans armure", a souligné, au cours des débats, le chef de groupe du PTB au parlement wallon, Germain Mugemangango. "Il est important de faire la lumière sur les responsabilités politiques qui ont conduit à cette situation", a-t-il ajouté, sans toutefois parvenir à convaincre la majorité. "Il y a toujours moyen de faire mieux mais le gouvernement wallon a géré du mieux qu'il le pouvait et en toute transparence, au cours notamment des réunions de la commission spéciale covid-9 mise en place au sein de cette assemblée. Dire le contraire, c'est faire preuve de malhonnêteté intellectuelle", a ainsi rétorqué le chef de file du PS au parlement régional, André Frédéric. "Nous n'échapperons pas à une réflexion de fond sur ce qu'il s'est passé mais une commission d'enquête n'est pas l'outil adéquat. Et ce n'est pas non plus le moment opportun, alors que la crise n'est pas terminée", a-t-il ajouté. Cette question du timing a également été soulevée par Ecolo, Laurent Heyvaert estimant notamment que "la seule question importante, pour le moment, c'est celle de savoir si nous sommes prêts en cas de seconde vague". "La proposition de résolution du PTB semble par ailleurs considérer la Wallonie comme une île. Or, il y avait un épicentre fédéral dans la gestion de cette crise", a renchéri, toujours pour les écologistes, Stéphane Hazée. "Il serait invraisemblable que nous ne tirions pas les conclusions de ce qu'il s'est passé mais ne nous précipitons pas", a pour sa part souligné le chef de file du MR au Parlement de Wallonie, Jean-Paul Wahl. "Prenons le temps de tout évaluer, de tout analyser en concertation avec les autres niveaux de pouvoir. Une commission d'enquête parlementaire n'est pas le bon outil", a-t-il encore estimé. Un avis que ne partage pas le cdH, lui aussi partisan d'une telle commission, "pas pour trouver un bouc émissaire mais pour obliger certaines personnes à venir s'exprimer devant ce parlement et pour tirer les choses au clair afin que ça ne se reproduise pas", a expliqué François Desquesnes, le chef de file des humanistes wallons. Le cdH s'est toutefois abstenu lors du vote en commission en raison "de l'esprit inquisiteur de la proposition de résolution du PTB". Ecartée pour l'instant, la question d'une commission d'enquête parlementaire reviendra sans aucun doute sur la table des parlementaires au cours de la séance plénière du 1er juillet, spécialement consacrée à la gestion de la crise du coronavirus en Wallonie. L'agenda des travaux sera ensuite fixé, la volonté partagée étant de se prépaper à une éventuelle seconde vague, a-t-on précisé du côté du cabinet de la ministre de la Santé, Christie Morreale.Source : Belga