A l'heure actuelle, la planification médicale se fait au niveau fédéral, lequel détermine le nombre de numéros Inami qu'ils attribuera aux nouveaux praticiens tant en Flandre qu'en Wallonie et à Bruxelles. Mais le régime donne lieu à de vives tensions politiques entre nord et sud du pays.

La Flandre a longtemps reproché à la Communauté française de ne pas limiter l'accès aux études médicales, alors qu'elle l'a fait, elle, dès l'introduction du contingentement médical, il y a deux décennies déjà.

Depuis 2017, la Fédération Wallonie-Bruxelles, sous pression de la ministre fédérale de la Santé Maggie De Block lors de la précédente législature, a bien mis sur pied un examen d'entrée, mais la Flandre le juge insuffisamment sélectif, trop de francophones entrant toujours, selon elle, dans cette filière contingentée.

"En tant que Flandre, nous continuons à exiger une répartition correcte des numéros Inami entre les Communautés ainsi qu'un lissage du surnombre (de numéros) attribué par le passé à la Communauté française", précise l'accord de majorité flamand.

Parallèlement, le nouvel exécutif entend mettre sa propre commission de planification sur pied, "pour déterminer les besoins flamands en soins de santé".

En fonction des avis rendus par cette commission, "et non plus seulement sur base de l'avis du fédéral que la Flandre est la seule à suivre depuis 20 ans", le gouvernement flamand déterminera alors le nombre d'étudiants qui seront admis en médecine et dentisterie, poursuit le texte. Celui-ci ne précise toutefois comment tout cela sera mis en oeuvre pratiquement. La planification et l'attribution des numéros Inami relève en effet du pouvoir fédéral.