...

La FLAMG s'est réunie en AG ce 24 février. 19 représentants des associations liégeoises sur 22 étaient présents. Une large majorité (18 voix sur 19) s'est prononcée pour la suppression de l'obligation de déplacement de 22h à 7h. " De plus, nous exigeons que soient rendus au plus tôt les subsides pour les projets de PMG et qu'enfin un 1733 soit effectif et efficace partout et dans les plus brefs délais ", tonne la FLAMG. " La garde de médecine générale ne pourra se perpétuer que si nous pouvons l'exercer dans de bonnes conditions de sécurité et sur base de volontariat par des médecins correctement rétribués. " Les PMG, une pilule qui ne passe pas La réaction virulente et motivée. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que les foyers de l'incendie sont nombreux. En premier lieu, le fait que la ministre de la Santé ait retiré les subsides dévolus aux postes de gardes (PMG). Ces subsides étaient " pourtant votés, attribués pour 2015 et 2016 et scellés dans un accord gouvernemental et un accord médico-mutualiste pour ouvrir des PMG, et ce, après un an et demi de travail volontaire acharné des cercles pour créer ces PMG dans toute la province de Liège. "Pour la FLAMG, ces PMG auraient permis de travailler dans de meilleures conditions tant médicales que sécuritaires et avec un meilleur accueil de la population. Pénurie et lourdeur du travail De plus, toutes ces mesures combinées à " l'insécurité ambiante ne font que décourager les jeunes de s'installer et encouragent les plus âgés à prendre une retraite anticipée accélérant la pénurie de généralistes. "La FLAMG regrette également cette diminution drastique des forces vives qui ne fait qu' " augmenter la fréquence des gardes et ce pour une population médicale vieillissante. "L'association pointe également la récurrence des gardes qui épuise les médecins " obligés d'assumer 36 heures de travail d'affilée avec comme conséquence que bon nombre d'entre eux se déclarent inaptes à assumer un travail nocturne de bonne qualité. " L'argument sécuritaire Comme nous l'avions également souligné dans notre édition du 19 février, l'avis de la police ne fait qu'envenimer les choses. La police locale se dit incapable d'assurer la protection des médecins. " La police déclare folie d'obliger une personne seule à se déplacer la nuit alors même que cela est interdit pour les policiers qui doivent être deux et armés afin s'assurer leur sécurité. " Le tri et le 1733 L'association se base enfin sur les statistiques du tri du CHU de Liège pour ses revendications. Il n'y a que 0,22 appels de nuit pour 100.000 habitants. " Cela nécessite pourtant la mobilisation nocturne d'un grand nombre de médecins disponibles au stress croissant. "" D'autant plus que le tri par le 1733, sous responsabilité de l'Etat, est promis à Liège depuis des années mais brille par sa cruelle absence et n'est pas annoncé effectif dans un avenir proche sans que personne n'en connaisse les raisons. Ce qui nous fait penser que nos conditions de travail en garde ne sont pas une préoccupation pour les autorités responsables. "