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Le bisphénol A est présent dans de nombreux emballages et a tendance à migrer vers les aliments et boissons. A très faibles doses, nous sommes donc tous exposés à ce composant chimique, accusé d' accroître le risque de dysfonctionnement sexuel masculin et de perturber le développement cérébral des foetus.La dose journalière acceptable actuelle (DJA) a été établie, en 2006, par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) à 0,05 mg par kilo de poids corporel. Cependant, "de nombreuses études scientifiques ont démontré que la méthode qui avait été utilisée pour évaluer les risques liés au BPA n'était pas adéquate. La dose journalière doit être revue à la baisse", affirme le professeur Maghuin-Rogister, précisant que l'Agence française de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) avait été chargée du dossier et devrait rendre ses conclusions en avril.Depuis le 1er janvier 2013 - et à la suite d'un premier avis rendu par le Conseil supérieur de la santé en 2010 - les contenants de denrées alimentaires destinées aux enfants de 0 à 3 ans ne peuvent plus être composés de bisphénol A. Une interdiction avait déjà été émise pour les biberons en 2011. En France, cette mesure sera élargie dès 2015 à tous les contenants alimentaires.Le conseil supérieur de la santé recommande aux femmes enceintes et aux nourrissons de limiter autant que possible leur exposition au composant chimique. Par ailleurs, il insiste pour que les alternatives au bisphénol A fassent l'objet d'études approfondies quant à leurs propriétés toxicologiques.