"La démence est vraiment une préoccupation de santé publique mondiale", a fait remarquer à la presse une responsable de l'institution. Malgré des avancées, "nous sommes très loin" des objectifs établis pour 2025, dit-elle.

Selon les estimations, près de 56 millions de personnes sont déjà confrontées à cette pathologie, provoquée par une centaine de maladies, dont 60% habitent des pays pauvres ou en développement. Elles sont plus de 8% des femmes et plus de 5% des hommes de plus de 65 ans, alors que 10% des cas seulement affectent des jeunes.

Le chiffre total devrait augmenter de près de moitié d'ici 2030. Et atteindre 139 millions de personnes en 2050. Même si cette estimation a été revue à la baisse par l'OMS qui a affiné ses évaluations en deux ans, mais qui ajoute que des données pour de nombreux pays manquent.

Le plan mondial contre la démence, approuvé en 2017 et porté par la Suisse, prévoit que les Etats lancent des politiques nationales. Mais l'intérêt manque, estime l'organisation. Et "le monde déçoit" les personnes qui font face à ce problème, déplore le directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus. "Les objectifs à eux seuls ne sont pas suffisants. Il faut une action concertée", a-t-il également affirmé.

Alors que près de 90% des pays affirment s'appuyer sur des prestations communautaires pour les patients, celles-ci sont supérieures dans les Etats riches. La situation est similaire sur des questions qui vont des médicaments aux technologies d'assistance en passant par des dispositifs d'hygiène.

Les soins informels, garantis par des proches, rassemblent environ la moitié des coûts, et même deux tiers dans les pays pauvres ou à revenus intermédiaires, contre plus d'un tiers pour les prestations sociales. Dans les pays riches, ces deux composantes constituent l'immense majorité des dépenses.

En 2019, chaque personne qui s'occupait de quelqu'un atteint de démence le faisait pendant cinq heures par jour en moyenne. La plupart sont des femmes. Trois quarts des pays affirment soutenir ces aidants, surtout dans les pays riches.

Belga

"La démence est vraiment une préoccupation de santé publique mondiale", a fait remarquer à la presse une responsable de l'institution. Malgré des avancées, "nous sommes très loin" des objectifs établis pour 2025, dit-elle.Selon les estimations, près de 56 millions de personnes sont déjà confrontées à cette pathologie, provoquée par une centaine de maladies, dont 60% habitent des pays pauvres ou en développement. Elles sont plus de 8% des femmes et plus de 5% des hommes de plus de 65 ans, alors que 10% des cas seulement affectent des jeunes.Le chiffre total devrait augmenter de près de moitié d'ici 2030. Et atteindre 139 millions de personnes en 2050. Même si cette estimation a été revue à la baisse par l'OMS qui a affiné ses évaluations en deux ans, mais qui ajoute que des données pour de nombreux pays manquent.Le plan mondial contre la démence, approuvé en 2017 et porté par la Suisse, prévoit que les Etats lancent des politiques nationales. Mais l'intérêt manque, estime l'organisation. Et "le monde déçoit" les personnes qui font face à ce problème, déplore le directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus. "Les objectifs à eux seuls ne sont pas suffisants. Il faut une action concertée", a-t-il également affirmé.Alors que près de 90% des pays affirment s'appuyer sur des prestations communautaires pour les patients, celles-ci sont supérieures dans les Etats riches. La situation est similaire sur des questions qui vont des médicaments aux technologies d'assistance en passant par des dispositifs d'hygiène.Les soins informels, garantis par des proches, rassemblent environ la moitié des coûts, et même deux tiers dans les pays pauvres ou à revenus intermédiaires, contre plus d'un tiers pour les prestations sociales. Dans les pays riches, ces deux composantes constituent l'immense majorité des dépenses.En 2019, chaque personne qui s'occupait de quelqu'un atteint de démence le faisait pendant cinq heures par jour en moyenne. La plupart sont des femmes. Trois quarts des pays affirment soutenir ces aidants, surtout dans les pays riches.Belga