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La charge administrative est vécue comme en constante augmentation. Pas moins de 80,8% des médecins estiment qu'elle a augmenté ces dernières années. Ce pourcentage atteint même 86,5% chez les généralistes et 74,3% chez les médecins spécialistes.Seul un médecin sur dix (10,7%) dit parvenir à " dompter " la paperasse et estime que la situation n'a pas empiré. On constate à nouveau une scission claire entre les généralistes (6,9%) et les spécialistes (17,7%). Peu nombreux sont les médecins qui trouvent que la charge administrative a diminué (1,8% des généralistes pour 0,8% des spécialistes).Selon la moitié des répondants (51,6%), la trop grande charge de travail arrive en deuxième position sur la liste des coupables en matière de burnout. Cette problématique se marque un peu plus chez les médecins spécialistes (53,9%) et chez les francophones (53,3%) que chez les généralistes (50,4%) et les néerlandophones (50,3%).Quatre répondants sur dix (42,5%) citent la conciliation difficile entre vie professionnelle et vie privée comme l'une des raisons du burnout. Médecins et spécialistes parlent ici d'une même voix, mais pas dans la même langue. Les francophones sont en effet plus nombreux à s'en plaindre (45,3%) que les néerlandophones (40,5%).Intéressant : le burnout découlerait également du nouveau profil des patients, plus loquaces et assertifs qu'avant. C'est l'avis de 30,5% des néerlandophones et de 23,3% des francophones. Globalement, 37,5% citent les patients assertifs comme l'une des causes du burnout.Trois médecins sur quatre vaccinés contre la grippeLes médecins font de mauvais patients, entend-on régulièrement. De plus, ils n'auraient que faire des conseils qu'ils prodiguent à leurs patients. Eh bien, cette dernière affirmation ne se confirme pas à la lecture des résultats de l'enquête. A la question : " Etes-vous vacciné(e) contre la grippe ? ", 73,6% ont répondu par l'affirmative. 78,5% des néerlandophones se disent vaccinés, pour 67% des francophones. Les généralistes sont clairement les meilleurs élèves de la classe (76,7%), suivis des médecins spécialistes (69,5%).