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La Belgique s'est dotée depuis 2001 d'une loi spécifique incriminant la pratique des mutilations génitales féminines, l'article 409 du Code Pénal. Celui-ci prévoit un emprisonnement de 3 à 5 ans pour quiconque aura pratiqué, facilité ou favorisé toute forme de mutilation des organes génitaux.La parlementaire bruxelloise Gisèle Mandaila a par ailleurs voulu rappeler les conséquences des MGF auprès des victimes: "graves hémorragies, problèmes urinaires, complications pendant l'accouchement, augmentation des décès des nouveau-nés, ou encore ablation des tissus génitaux normaux et sains". Au niveau mondial, près de trois millions de jeunes filles et de femmes sont chaque année victimes des MGF. Dans le monde, 130 millions de femmes ont subi des mutilations sexuelles. La pratique des MGF ne touche plus uniquement l'Afrique, mais s'est également exportée dans d'autres continents comme l'Asie ou l'Amérique du sud. Les militants estiment que si l'ONU adopte cette résolution relative aux MGF, cela constituerait indéniablement "la plus haute expression de volonté politique afin de mettre fin à cette violation des droits de l'Homme".