Parmi les candidats, 85% prétendent à devenir médecin tandis que 15% aspirent au métier de dentiste, une proportion à l'avantage des premiers semblable aux autres années. Huit sur dix ont déjà pris part à au moins une des éditions précédentes et 20% tentaient leur chance pour la première fois.

Ceux qui ont déjà passé l'épreuve sur deux années académiques différentes devront attendre un délai de cinq ans avant de pouvoir tenter un nouvel essai. Ainsi, un candidat qui a échoué en 2017 et en 2019 devra attendre 2022 avant de pouvoir passer l'examen d'entrée une nouvelle fois. S'il a tenté sa chance en 2018 et 2019, il devra patienter jusque 2023, le laps de temps étant calculé à partir de l'année de la première tentative.

Le nombre de candidats ne résidant pas en Belgique augmente au fil des éditions, atteignant un tiers des candidats, contre 16,7% lors de la première en septembre 2017. La médecine et la dentisterie font partie des filières dites contingentées: les non-résidents ne peuvent représenter plus de 30% des étudiants dans ces domaines. Si les lauréats dépassent cette proportion, ils devront dès lors être classés et seuls les meilleurs seront autorisés à s'inscrire. Une procédure qui n'a jamais dû être enclenchée jusqu'à présent mais "je ne serais pas surpris qu'un jour ou l'autre on doive (la) mobiliser", a glissé Julien Nicaise, administrateur de l'Ares, lors du point presse organisé mercredi matin.

Les étudiants, amassés à Brussels Expo, ont dû répondre à 120 questions à choix multiple depuis 09h30 mercredi. L'épreuve a pris fin à 17h00. Pour être autorisés à suivre les études de leur choix, les jeunes doivent obtenir une note de 10/20 pour les deux parties évaluées, soit les matières scientifiques, et communication et analyse. Chaque partie est composée de quatre matières pour lesquelles il faudra atteindre la note de 8/20 au minimum.

Un dispositif anti-fraude avait été déployé, comprenant 270 surveillants, deux jeux de questionnaires (avec les mêmes questions dans un ordre différent) ainsi qu'un système de détection des ondes. Sur l'ensemble des éditions, trois cas de fraude ont été avérés. Aucun n'a été constaté lors de l'examen du 10 juillet dernier, réussi par 547 candidats.

Les résultats seront annoncés le 14 septembre. Les universités seront alors prévenues du nombre d'étudiants supplémentaires qu'elles doivent accueillir. Lors de son inscription, le candidat doit en effet notifier à l'Ares l'institution dans laquelle il désire entamer ses études.