L'Agence pour une vie de qualité, un organisme d'intérêt public autonome gérant les compétences de la santé et du bien-être en Wallonie, fait part des premiers résultats de la gestion et analyse des clusters. "Concrètement, 2.597 clusters familiaux et 481 clusters collectivités ont été recensés", rapporte Matthieu Henroteaux, chargé des relations avec la presse au sein de l'Aviq.

Il apparaît donc que c'est dans le foyer familial que le virus se transmet principalement. Et pour ce qui concerne les collectivités, les chiffres enregistrés par le suivi des contacts montrent que c'est à l'école que les contaminations sont les plus importantes. La répartition des clusters hors foyer familial se décline en effet de la façon suivante : 46 % des contaminations proviennent des écoles, 25 % appartiennent à la catégorie "autres" (dont l'Horeca fait partie), 18 % viennent des écoles supérieures, 9 % des entreprises et 2 % sont issus des milieux d'accueil de la petite enfance.

Après les écoles, où l'on trouve le plus grand nombre de clusters au sein des collectivités, ce sont donc des lieux comme l'Horeca qui sont les plus susceptibles de conduire à une infection, assez loin devant les milieux professionnels et universitaires.

Pour Yves Coppieters, professeur de santé publique à l'ULB, ces clusters ne disent pas grand-chose du mode d'exposition au virus. "En effet, quand on détecte que, dans une école, cinq élèves sont touchés, cela ne dit pas comment ces élèves ont attrapé le Covid-19, ni où. Cela a pu se passer à l'école mais aussi dans le cercle familial. Il faut remonter les foyers en effectuant une enquête pour savoir d'où vient avec précision la contamination. Toutefois, ces indicateurs sont utiles pour déceler des tendances", décode-t-il.

D'après Belga

"La place des enfants et des adolescents est à l'école"

"La place des enfants et des adolescents est à l'école", affirment les pédiatres francophones de la task force pédiatrique, cités dans Le Soir jeudi.

"La grande question, c'est de cerner qui joue exactement quel rôle dans cette transmission : les contacts familiaux et sociaux ? L'université ? Les fêtes étudiantes ? L'école ? Les activités extra-scolaires, sociales ou sportives?".

L'hypothèse avancée par les experts se veut nuancée: "Les enfants ne sont pas le moteur de l'épidémie et les cas détectés dans les écoles ne sont pas toujours liés à une contamination intra-scolaire", estiment ces experts. Ils citent des études précédentes qu'ils souhaitent consolider encore davantage "afin de rassurer les parents et les enseignants", selon le professeur Dimitri Van der Linden, porte-parole de la task force pédiatrique.

Il ressort du dernier relevé hebdomadaire de l'Office de la naissance et de l'enfance (ONE), publié vendredi dernier, que le nombre de cas secondaires - c'est-à-dire issus d'une transmission interne à l'école - était de 256 sur 1.600 cas positifs dénombrés au total dans les écoles la semaine du 28 septembre au 4 octobre.

Moins d'un cas sur cinq (16 %) est donc le résultat d'une propagation intra-scolaire, un pourcentage relativement stable ces dernières semaines, relève le quotidien.

Ces données semblent rassurantes, mais peu d'études scientifiques se sont jusqu'ici penchées sur les dynamiques de transmission du virus au sein des classes et des écoles.

"Les écoles ne doivent pas fermer une seconde fois. Les conséquences seraient particulièrement défavorables pour nos jeunes et notre société. D'autant que nous ne pensons pas que cette fermeture diminuerait significativement la transmission du coronavirus", enjoint Dimitri Van der Linden.

L'Agence pour une vie de qualité, un organisme d'intérêt public autonome gérant les compétences de la santé et du bien-être en Wallonie, fait part des premiers résultats de la gestion et analyse des clusters. "Concrètement, 2.597 clusters familiaux et 481 clusters collectivités ont été recensés", rapporte Matthieu Henroteaux, chargé des relations avec la presse au sein de l'Aviq. Il apparaît donc que c'est dans le foyer familial que le virus se transmet principalement. Et pour ce qui concerne les collectivités, les chiffres enregistrés par le suivi des contacts montrent que c'est à l'école que les contaminations sont les plus importantes. La répartition des clusters hors foyer familial se décline en effet de la façon suivante : 46 % des contaminations proviennent des écoles, 25 % appartiennent à la catégorie "autres" (dont l'Horeca fait partie), 18 % viennent des écoles supérieures, 9 % des entreprises et 2 % sont issus des milieux d'accueil de la petite enfance. Après les écoles, où l'on trouve le plus grand nombre de clusters au sein des collectivités, ce sont donc des lieux comme l'Horeca qui sont les plus susceptibles de conduire à une infection, assez loin devant les milieux professionnels et universitaires. Pour Yves Coppieters, professeur de santé publique à l'ULB, ces clusters ne disent pas grand-chose du mode d'exposition au virus. "En effet, quand on détecte que, dans une école, cinq élèves sont touchés, cela ne dit pas comment ces élèves ont attrapé le Covid-19, ni où. Cela a pu se passer à l'école mais aussi dans le cercle familial. Il faut remonter les foyers en effectuant une enquête pour savoir d'où vient avec précision la contamination. Toutefois, ces indicateurs sont utiles pour déceler des tendances", décode-t-il.D'après Belga