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" La Belgique compte 4.954 pharmacies pour 11 millions d'habitants, soit 1 pour 2.220 habitants, ce qui garantit une grande proximité ", note volontiers l'APB sur son site.Pourtant, " seule la Grèce présente un nombre de pharmacies par habitant plus important. Aux Pays-Bas, il y a une officine pour 8.000 habitants. On peut dès lors parler d'une offre excédentaire. Ce qui n'est pas sain financièrement. Trop de commerces ne sont pas rentables ", explique le porte-parole de l'APB à nos confrères du Nieuwsblad.Les textes légaux prescrivent que les petites villes doivent disposer d'une officine pour 2.000 habitants, et les communes de taille moyenne d'une pour 2.500 habitants. Mais des lacunes dans la législation sur ces commerces ont permis des contournements des quotas légaux, entraînant une prolifération.La ministre De Block veut dès lors s'attaquer au problème en adaptant la loi de 1973 sur leur répartition. Elle le fera en concertation avec les unions professionnelles des pharmaciens et l'AFMPS. Pas moins de pharmacies Elle veut simplifier le texte, le rendre plus clair et a fortiori plus facile à appliquer. La ministre ne veut pas changer l'objectif initial de la loi et vise ainsi une bonne couverture régionale." Il est également important de mener une révision de la loi dans un contexte plus large. Le rôle des pharmaciens de première ligne est en pleine évolution. Ils fournissent de plus en plus de services de coaching, de prévention, de sensibilisation. Les besoins du patient changent tout autant, avec une participation croissante au traitement, l'attention portée aux avis et au suivi médical, avec l'augmentation des maladies chroniques ", explique la ministre à notre homologue Le Pharmacien." Ce sont tous ces facteurs que nous voulons prendre en compte dans l'examen de la présente loi ", conclut Maggie De Block.Autrement dit, les discussions en sont à un stade précoce.