Mis en ligne le 14 mai 2020, le site (https://www.home-stress-home.com/) a pu collecter de nombreuses données. Au total, 278 jeunes enfants, 163 enfants, 442 adolescents et 1.053 jeunes adultes ont témoigné. Il repose sur un dispositif organisé en deux étapes : l'évaluation du niveau de stress par un questionnaire spécifique et, ensuite, la proposition d'un programme adapté.

On y apprend qu'entre mai 2020 et fin août 2020, 31,5% des ados répondants montraient des symptômes d'anxiété tandis que 37.8% montraient des symptômes de dépression.

Chez les jeunes adultes, ils étaient 38.5% à montrer un stress important, 40.38% à avoir des symptômes d'anxiété et 38.7% présentaient des symptômes de dépression.

La situation semblait avoir moins d'impact sur les enfants puisque 12.4% montraient des symptômes d'anxiété et 16.5% des symptômes de dépression.

On remarque dans cette analyse une augmentation nette au fil du temps du nombre de personnes présentant des symptômes d'anxiété et de dépression dans les groupes adolescents et jeunes adultes. En effet, entre septembre et fin décembre, pour les adolescents 47.8% avaient des symptômes d'anxiété et 56.5% de dépression. Et chez les jeunes adultes 47.8% étaient stressés, 52.5% avaient des symptômes anxieux, 59.1% présentaient des symptômes dépressifs, faisant passer le nombre de personnes en souffrance psychologique de 2 à 3 sur 5.

Entre les vagues 2 et 3 (janvier-avril 2021), les symptômes anxieux ont diminué pour les adolescents (43.7% au lieu de 47,8%), alors que les symptômes dépressifs ont, eux, continué d'augmenter (58.9 au lieu de 56.5%), selon l'étude.

Avec Belga

Le Covid-19 fait exploser le stress chronique auprès des soignants

Le stress chronique dont souffrent les professionnels de l'aide et des soins atteint des sommets avec la crise sanitaire, ressort-il d'une enquête menée par Sciensano et publiée jeudi. Ce stress persistant se répercute sur leur bien-être et pourrait avoir un impact négatif sur les soins apportés, met en garde l'institut de santé publique.

L'enquête "Power to care" de Sciensano et la KU Leuven a été menée en mars 2021 auprès de 2.530 professionnels du secteur des soins de santé ainsi que des aidants proches. Une première édition avait été conduite en décembre 2020. Il en ressort qu'une personne sur cinq envisage de cesser son activité.

La moitié des participants à l'enquête ont confié qu'ils étaient sous pression (51%). Le sentiment de fatigue (59% des participants), celui de ne pas pouvoir se détendre suffisamment (47%), la privation de sommeil (38%) et les troubles de la concentration (28%) sont également présents. Ces symptômes sont la conséquence d'un stress chronique.

Les symptômes physiques sont interpellants aussi: douleurs musculaires et articulaires (36% des participants), maux de tête (29%), problèmes d'estomac (17%).

"La présence alarmante de ces symptômes liés au stress chronique, tant chez les répondants de mars 2021 que chez ceux de décembre 2020, pourrait avoir un impact négatif sur la qualité des soins apportés", souligne Sciensano.

Par ailleurs, une part importante des sondés a fait état de symptômes de stress aigu (hypervigilance, sentiments d'anxiété), même si la situation s'est améliorée depuis décembre, probablement grâce à la vaccination, estime Sciensano.

Le soutien dont bénéficient les soignants reste primordial comme facteur de protection contre le stress. 60% des sondés trouvent du réconfort auprès de leurs proches (partenaire, famille, amis, collègues) et seuls 34% se tournent vers leur supérieur.

Mis en ligne le 14 mai 2020, le site (https://www.home-stress-home.com/) a pu collecter de nombreuses données. Au total, 278 jeunes enfants, 163 enfants, 442 adolescents et 1.053 jeunes adultes ont témoigné. Il repose sur un dispositif organisé en deux étapes : l'évaluation du niveau de stress par un questionnaire spécifique et, ensuite, la proposition d'un programme adapté. On y apprend qu'entre mai 2020 et fin août 2020, 31,5% des ados répondants montraient des symptômes d'anxiété tandis que 37.8% montraient des symptômes de dépression. Chez les jeunes adultes, ils étaient 38.5% à montrer un stress important, 40.38% à avoir des symptômes d'anxiété et 38.7% présentaient des symptômes de dépression. La situation semblait avoir moins d'impact sur les enfants puisque 12.4% montraient des symptômes d'anxiété et 16.5% des symptômes de dépression. On remarque dans cette analyse une augmentation nette au fil du temps du nombre de personnes présentant des symptômes d'anxiété et de dépression dans les groupes adolescents et jeunes adultes. En effet, entre septembre et fin décembre, pour les adolescents 47.8% avaient des symptômes d'anxiété et 56.5% de dépression. Et chez les jeunes adultes 47.8% étaient stressés, 52.5% avaient des symptômes anxieux, 59.1% présentaient des symptômes dépressifs, faisant passer le nombre de personnes en souffrance psychologique de 2 à 3 sur 5. Entre les vagues 2 et 3 (janvier-avril 2021), les symptômes anxieux ont diminué pour les adolescents (43.7% au lieu de 47,8%), alors que les symptômes dépressifs ont, eux, continué d'augmenter (58.9 au lieu de 56.5%), selon l'étude.Avec Belga