"Notre priorité est d'accélérer les campagnes de vaccination à travers l'UE. Nous devons intensifier nos efforts pour accroître la production de vaccins, augmenter les livraisons et garantir plus de transparence et de prévisibilité dans les fournitures", a souligné le président du Conseil, Charles Michel, dans sa lettre d'invitation.

L'Europe est à la traîne de pays comme les États-Unis et le Royaume-Uni, et est sous pression pour accélérer les choses. Depuis la fin janvier, le Royaume-Uni a déjà importé plus de 10 millions de doses de vaccin fabriquées en Europe, ne renvoyant aucune dose en retour. Les deux parties sont prises au jeu complexe d'un billard à trois bandes avec AstraZeneca, le géant du pharma qui ces derniers mois n'a fourni à l'UE qu'une partie des doses auxquelles il s'était engagé contractuellement avec elle.

Mais le ministre britannique de la Santé Matt Hancock a répété, peu avant l'ouverture du sommet européen, que le fabricant suédo-britannique avait convenu avec Londres, tout aussi contractuellement, de livrer prioritairement les Britanniques.

Il fait état d'une exclusivité tandis que le contrat européen ne serait fondé que sur les "meilleurs efforts" à fournir par le fabricant. L'UE conteste cette vision des choses et a durci son mécanisme de licence d'exportations de vaccins, menaçant d'en bloquer.

Certains pays européens ne sont pas chauds à l'idée d'une guerre des vaccins qui mettrait en danger les chaînes d'approvisionnement. C'est le cas de la Belgique, qui accueille sur son territoire des unités de production de plusieurs fabricants. Le pays "n'est qu'un tiède partisan du mécanisme d'autorisation des exportations", a confirmé mercredi le Premier ministre Alexander De Croo à la Chambre.

"Certaines firmes pharmaceutiques fournissent des efforts importants pour respecter leurs engagements. Nous avons tout intérêt à préserver au maximum les chaînes de valeur mondiales de ces entreprises", a-t-il dit. Il reconnaît toutefois l'importance de fournir à la Commission européenne "le levier nécessaire pour maintenir la pression" sur AstraZeneca, responsable d'une situation "inacceptable".

Mercredi soir, la Commission européenne et le Royaume-Uni ont affirmé leur intention de régler cet important litige par la négociation.

Les Vingt-sept sont aussi confrontés au problème d'une poignée de pays qui se plaignent du mécanisme de répartition des doses. C'est le cas de l'Autriche du chancelier Sebastian Kurz, et de six autres États qui avaient principalement commandé des vaccins AstraZeneca au début de la campagne de vaccination et n'avaient pas réclamé leur part proportionnelle de vaccins Pfizer. La discussion devrait toutefois être renvoyée aux experts, notamment pour éviter d'afficher des dissensions, selon un diplomate européen.

Le projet de certificat sanitaire européen, destiné à faciliter les voyages touristiques d'ici l?été, sera aussi sur la table des dirigeants. La Belgique soutient le projet avec prudence, car elle s'interroge toujours sur le respect de la vie privée et le fondement scientifique de certains paramètres. Là encore, la discussion se poursuivra entre experts.

Charles Michel espérait pouvoir tenir ce sommet de mars en présentiel, mais la dégradation des paramètres en Belgique ne l'a pas permis. Des dossiers internationaux sensibles comme la Turquie ou la Russie s'en verront affectés, car aucune véritable négociation n'est possible entre dirigeants par écran interposé.

D'après Belga

"Notre priorité est d'accélérer les campagnes de vaccination à travers l'UE. Nous devons intensifier nos efforts pour accroître la production de vaccins, augmenter les livraisons et garantir plus de transparence et de prévisibilité dans les fournitures", a souligné le président du Conseil, Charles Michel, dans sa lettre d'invitation. L'Europe est à la traîne de pays comme les États-Unis et le Royaume-Uni, et est sous pression pour accélérer les choses. Depuis la fin janvier, le Royaume-Uni a déjà importé plus de 10 millions de doses de vaccin fabriquées en Europe, ne renvoyant aucune dose en retour. Les deux parties sont prises au jeu complexe d'un billard à trois bandes avec AstraZeneca, le géant du pharma qui ces derniers mois n'a fourni à l'UE qu'une partie des doses auxquelles il s'était engagé contractuellement avec elle. Mais le ministre britannique de la Santé Matt Hancock a répété, peu avant l'ouverture du sommet européen, que le fabricant suédo-britannique avait convenu avec Londres, tout aussi contractuellement, de livrer prioritairement les Britanniques. Il fait état d'une exclusivité tandis que le contrat européen ne serait fondé que sur les "meilleurs efforts" à fournir par le fabricant. L'UE conteste cette vision des choses et a durci son mécanisme de licence d'exportations de vaccins, menaçant d'en bloquer. Certains pays européens ne sont pas chauds à l'idée d'une guerre des vaccins qui mettrait en danger les chaînes d'approvisionnement. C'est le cas de la Belgique, qui accueille sur son territoire des unités de production de plusieurs fabricants. Le pays "n'est qu'un tiède partisan du mécanisme d'autorisation des exportations", a confirmé mercredi le Premier ministre Alexander De Croo à la Chambre. "Certaines firmes pharmaceutiques fournissent des efforts importants pour respecter leurs engagements. Nous avons tout intérêt à préserver au maximum les chaînes de valeur mondiales de ces entreprises", a-t-il dit. Il reconnaît toutefois l'importance de fournir à la Commission européenne "le levier nécessaire pour maintenir la pression" sur AstraZeneca, responsable d'une situation "inacceptable". Mercredi soir, la Commission européenne et le Royaume-Uni ont affirmé leur intention de régler cet important litige par la négociation. Les Vingt-sept sont aussi confrontés au problème d'une poignée de pays qui se plaignent du mécanisme de répartition des doses. C'est le cas de l'Autriche du chancelier Sebastian Kurz, et de six autres États qui avaient principalement commandé des vaccins AstraZeneca au début de la campagne de vaccination et n'avaient pas réclamé leur part proportionnelle de vaccins Pfizer. La discussion devrait toutefois être renvoyée aux experts, notamment pour éviter d'afficher des dissensions, selon un diplomate européen. Le projet de certificat sanitaire européen, destiné à faciliter les voyages touristiques d'ici l?été, sera aussi sur la table des dirigeants. La Belgique soutient le projet avec prudence, car elle s'interroge toujours sur le respect de la vie privée et le fondement scientifique de certains paramètres. Là encore, la discussion se poursuivra entre experts. Charles Michel espérait pouvoir tenir ce sommet de mars en présentiel, mais la dégradation des paramètres en Belgique ne l'a pas permis. Des dossiers internationaux sensibles comme la Turquie ou la Russie s'en verront affectés, car aucune véritable négociation n'est possible entre dirigeants par écran interposé. D'après Belga