Ceux qui, comme moi, ont été actifs dans un secteur de la santé au cours des 2 premières décennies du vingt-et-unième siècle se souviendront d'un homme qui, pendant les années au cours desquelles il a déjà occupé la fonction (1999 - 2003) a osé prendre ses responsabilités avec courage, opiniâtreté et compétence, toujours soucieux de l'intérêt général.

Toujours disponible et à l'écoute, il n'a pourtant jamais hésité à prendre les décisions qu'il jugeait nécessaires, quelquefois impopulaires, et à affronter, parfois dans un mano à mano tendu, ceux qui les contestaient (je pense, par exemple à la réforme de la kinésithérapie), justifiant et expliquant ses choix jusqu'à une heure avancée de la nuit.

Certains, avec un grand sourire, assimileront peut-être mon propos à un discours de départ à la retraite d'une personnalité appréciée dont on tient à mettre en évidence les mérites et les qualités. Ils ajouteront peut-être aussi, avec malice, que c'est opportun compte-tenu de l'âge du nouveau ministre de la Santé publique et des Affaires sociales !

A ceux-la, je demande de reprendre la lecture des phrases précédentes sur le ton qui leur convient : un ton rempli d'espoir pour l'avenir plutôt qu'un ton teinté du regret du départ.

Ça y est ? Vous l'avez fait ?

Alors, vous avez certainement perçu cet espoir ! Mais sans doute aussi la confiance en un homme qui a prouvé sa compétence et son savoir-faire et dont on attend beaucoup après tant d'années de gestion hésitante et cahotique du département des Affaires sociales et des soins de santé.

Frank Vandenbroucke, the right man in the right place

Je ne veux pas leur faire injure mais force m'est de constater que le bilan de celles et ceux qui ont géré ce département entre 2004 et aujourd'hui est plutôt mitigé :

- Rudy Demotte : quasi 4 ans à produire des réformes cassées ensuite par le conseil d'Etat.

- Laurette Onkelinx : 2 premières années du premier mandat porteuses d'espoir avant que la crainte obsessionnelle d'une scission de la sécurité sociale ne vienne tout pervertir.

- Maggie De Block : "on va voir ce qu'on va voir !" On n'a rien vu!

J'ai bien conscience qu'une phrase lapidaire pour juger de plusieurs années de mandat ministériel est réducteur mais je pense que mon jugement, très résumé, fait bien état du défi qui attend le nouveau ministre :

- Un contexte institutionnel d'une complexité kafkaïenne qui rend de plus en plus difficile les nécessaires réformes des secteurs qui ressortent de ses compétences;

- Une pression toujours plus forte d'une partie de l'opinion publique flamande relayée par des partis politiques qui useront sans vergogne du chantage à la sécurité sociale pour influencer les décisions;

- Un tri et une hiérarchisation nécessaires à faire entre tous les chantiers entamés par la ministre précédente qui laisse un département sens dessus-dessous tout en ayant, il faut le reconnaître, fait une série de constats intéressants dont il serait sot de ne pas tenir compte.

Dans ce contexte, l'expérience, l'intelligence et la détermination de Franck Vandenbroucke seront plus que nécessaires.

Je m'en voudrais de ne pas clôturer ce billet en relevant et me réjouissant que la désignation de Franck Vandenbroucke relève de l'initiative du plus jeune président de parti du pays qui, sur ce coup-là, me semble avoir privilégié l'expérience et la compétence aux équilibres politiques !

Ceux qui, comme moi, ont été actifs dans un secteur de la santé au cours des 2 premières décennies du vingt-et-unième siècle se souviendront d'un homme qui, pendant les années au cours desquelles il a déjà occupé la fonction (1999 - 2003) a osé prendre ses responsabilités avec courage, opiniâtreté et compétence, toujours soucieux de l'intérêt général.Toujours disponible et à l'écoute, il n'a pourtant jamais hésité à prendre les décisions qu'il jugeait nécessaires, quelquefois impopulaires, et à affronter, parfois dans un mano à mano tendu, ceux qui les contestaient (je pense, par exemple à la réforme de la kinésithérapie), justifiant et expliquant ses choix jusqu'à une heure avancée de la nuit.Certains, avec un grand sourire, assimileront peut-être mon propos à un discours de départ à la retraite d'une personnalité appréciée dont on tient à mettre en évidence les mérites et les qualités. Ils ajouteront peut-être aussi, avec malice, que c'est opportun compte-tenu de l'âge du nouveau ministre de la Santé publique et des Affaires sociales !A ceux-la, je demande de reprendre la lecture des phrases précédentes sur le ton qui leur convient : un ton rempli d'espoir pour l'avenir plutôt qu'un ton teinté du regret du départ.Ça y est ? Vous l'avez fait ?Alors, vous avez certainement perçu cet espoir ! Mais sans doute aussi la confiance en un homme qui a prouvé sa compétence et son savoir-faire et dont on attend beaucoup après tant d'années de gestion hésitante et cahotique du département des Affaires sociales et des soins de santé.Je ne veux pas leur faire injure mais force m'est de constater que le bilan de celles et ceux qui ont géré ce département entre 2004 et aujourd'hui est plutôt mitigé :- Rudy Demotte : quasi 4 ans à produire des réformes cassées ensuite par le conseil d'Etat.- Laurette Onkelinx : 2 premières années du premier mandat porteuses d'espoir avant que la crainte obsessionnelle d'une scission de la sécurité sociale ne vienne tout pervertir.- Maggie De Block : "on va voir ce qu'on va voir !" On n'a rien vu!J'ai bien conscience qu'une phrase lapidaire pour juger de plusieurs années de mandat ministériel est réducteur mais je pense que mon jugement, très résumé, fait bien état du défi qui attend le nouveau ministre :- Un contexte institutionnel d'une complexité kafkaïenne qui rend de plus en plus difficile les nécessaires réformes des secteurs qui ressortent de ses compétences;- Une pression toujours plus forte d'une partie de l'opinion publique flamande relayée par des partis politiques qui useront sans vergogne du chantage à la sécurité sociale pour influencer les décisions;- Un tri et une hiérarchisation nécessaires à faire entre tous les chantiers entamés par la ministre précédente qui laisse un département sens dessus-dessous tout en ayant, il faut le reconnaître, fait une série de constats intéressants dont il serait sot de ne pas tenir compte.Dans ce contexte, l'expérience, l'intelligence et la détermination de Franck Vandenbroucke seront plus que nécessaires.Je m'en voudrais de ne pas clôturer ce billet en relevant et me réjouissant que la désignation de Franck Vandenbroucke relève de l'initiative du plus jeune président de parti du pays qui, sur ce coup-là, me semble avoir privilégié l'expérience et la compétence aux équilibres politiques !