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Parmi les 46 nouvelles maisons de repos amenées à choisir leurs représentants au conseil d'entreprise et au comité pour la prévention et la protection au travail, 17 à Bruxelles et 5 dans le Brabant wallon n'avaient jamais eu de délégation syndicale.La permanente Nathalie Snakkers justifie tout d'abord cette syndicalisation par une forte prospection de la CNE auprès des employés: "Le management restant très patriarcal dans ces structures, se syndicaliser est souvent mal perçu."Elle remarque aussi que l'englobement au sein de grands groupes des petites maisons de repos a permis d'atteindre les cinquante employés: "Cette commercialisation des personnes âgées comme des marchandises accentue les besoins d'une présence syndicale. En défendant les droits des employés, souvent précarisés, on veille directement à leur qualité de travail et indirectement à la qualité des soins."Lundi, la maison de repos uccloise "Fleurs d'aubépine", qui a connu des aléas judiciaires dans sa syndicalisation, vote pour la première fois. Jeudi, ce sera la première élection sociale pour le groupe français Orpea qui compte 22 maisons de repos en Belgique.