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C'est ce qui ressort des chiffres publiés par l'Association belge néerlandophone de néphrologie (NBVN) en ce qui concerne l'évolution du nombre de patients transplantés, l'incidence et la prévalence du nombre de patients dialysés selon le type de dialyse (péritonéale et hémodialyse) et le nombre de décès de patients dialysés en Flandre. Certains de ces chiffres sont frappants. Ainsi, il ressort que l'arrivée de nouveaux patients connaît une baisse continue depuis 2009, de 1.304 en 2009 à 1.119 en 2004. " Ce sont des chiffres qui nous ont aussi frappés ", explique Dr Wim Lemahieu, dirigeant du conseil d'administration du NBVN et néphrologue à l'hôpital Imelda à Bonheiden. " On trouve là trois explications. Tout d'abord, nous constatons que nous sommes devenus un peu plus 'résistants'. Entre 1995 et 2005, il a été soutenu (à l'échelle internationale) que 'an early and a healthy start' pouvait permettre de combattre la malnutrition et l'inflammation fréquemment observées chez les patients dialysés. Avant, les patients commençaient à être traités par dialyse relativement tôt. Mais lors de cette dernière décennie, des études ont démontré que cette approche n'apportait en réalité aucun avantage. Au contraire. Maintenant, nous nous attendons plutôt à ce qu'il y ait de nombreuses plaintes liées à des troubles fonctionnels urémiques ou des troubles métaboliques graves. "" Une deuxième explication possible est le fait que l'on prend les patients en charge de manière plus rapide que par le passé via les trajets de soins, ce qui permet de repousser voire d'éviter la dialyse. Une troisième et dernière cause est, je pense, le fait que l'on tient plus en compte de la qualité de vie des individus. Du fait que les patients et leur entourage soient impliqués beaucoup plus tôt dans la stratégie de traitement, les patients âgés avec une multimorbidité sévère à qui on imposerait en temps normal une dialyse optent avec beaucoup moins de récalcitrante pour la dialyse. Le terme 'advanced care planning' devient ici approprié. "