" C'est la fin d'une bataille de deux mois et demi pour reconnaître enfin mot à mot ce que nous, médecins de terrain, réclamions avec la connaissance de la situation et du bon sens . Le résultat est là et positif. Nous avons obtenu peut-être trois semaines d'avance pour rattraper dix semaines de retard. Mais évidemment nous remercions le CSS d'avoir enfin entendu notre message ", réagit le Dr Jean-Marc Desmet, président du Groupement des néphrologues francophones de Belgique.Le jdM a relayé plusieurs fois la demande urgente des néphrologues, soutenue par la députée Catherine Fonck (cdH), de pouvoir vacciner rapidement leurs patients.

Pour rappel, dans la phase 1B, la vaccination prioritaire sera accordée aux personnes de plus de 65 ans (des plus âgées aux plus jeunes) et aux personnes présentant un risque accru d'évolution grave en cas d'infection au Covid-19. L'option préférée consiste à vacciner près du domicile en créant des centres de vaccination à grande échelle.

Suite à l'avis du CSS, le groupe de travail organisation de la task force a procédé à des consultations supplémentaires avec les représentants de l'Association belge de néphrologie néerlandophone, du Groupement des néphrologues francophones de Belgique et de la Société belge de néphrologie avec la demande spécifique de mener une analyse objective du groupe de patients en hémodialyse chronique.

" Ce groupe de patients relativement restreint (8.850 personnes) a un profilqui, en moyenne, correspond étroitement à celui des résidents des MRS en termes de vulnérabilité individuelle. En Belgique, plus de 50 % des patients dialysés ont également plus de 75 ans", constate la task force. " La majorité d'entre eux restent trois fois par semaine pendant une demi-journée dans le service de dialyse, où ils forment une "collectivité" de fait avec leurs pairs. Une quarantaine sûre à la maison leur est impossible étant donné qu'ils ont besoin d'un traitement dans ces structures de dialyse. De plus, en raison de leur mobilité limitée, ils se déplacent généralement en taxi collectif. Ces caractéristiques spécifiques signifient donc que cette population n'est pas comparable, par exemple, à d'autres populations de patients qui doivent régulièrement se rendre dans un hôpital pour un traitement ambulatoire et où des mesures de protection supplémentaires sont possibles en pratique."

La task force remarque que la littérature récente montre que le taux de létalité en cas d'hémodialyse chronique en centre est également nettement plus élevé. Ce constat vient " étayer les arguments pour vacciner ces patients au début de la phase IB dans la collectivité d'un centre de dialyse."

En pratique

Les patients en hémodialyse chronique vont être sélectionnés par le néphrologue responsable du centre pour le traitement de l'insuffisance rénale chronique. Après avoir interrogé les patients dans le cadre de la vaccination volontaire, ce médecin communique le nombre de patients au point de contact de l'entité fédérée concernée.

Compte tenu de l'âge moyen élevé des patients dialysés, un vaccin à ARNm est recommandé. Sur le plan logistique, chaque centre de dialyse est situé dans un hôpital général avec une pharmacie hospitalière et donc un lieu de stockage des vaccins, de sorte que la livraison et l'administration peuvent avoir lieu assez rapidement dans chaque centre de dialyse.

Le néphrologue est responsable de l'enregistrement individuel immédiat dans VaccinNet.

La grande majorité des patients sur la liste d'attente pour une greffe de rein étant des patients en hémodialyse chronique, ils peuvent également être vaccinés en vue du futur démarrage d'une thérapie immunosuppressive.

" C'est la fin d'une bataille de deux mois et demi pour reconnaître enfin mot à mot ce que nous, médecins de terrain, réclamions avec la connaissance de la situation et du bon sens . Le résultat est là et positif. Nous avons obtenu peut-être trois semaines d'avance pour rattraper dix semaines de retard. Mais évidemment nous remercions le CSS d'avoir enfin entendu notre message ", réagit le Dr Jean-Marc Desmet, président du Groupement des néphrologues francophones de Belgique.Le jdM a relayé plusieurs fois la demande urgente des néphrologues, soutenue par la députée Catherine Fonck (cdH), de pouvoir vacciner rapidement leurs patients.Pour rappel, dans la phase 1B, la vaccination prioritaire sera accordée aux personnes de plus de 65 ans (des plus âgées aux plus jeunes) et aux personnes présentant un risque accru d'évolution grave en cas d'infection au Covid-19. L'option préférée consiste à vacciner près du domicile en créant des centres de vaccination à grande échelle.Suite à l'avis du CSS, le groupe de travail organisation de la task force a procédé à des consultations supplémentaires avec les représentants de l'Association belge de néphrologie néerlandophone, du Groupement des néphrologues francophones de Belgique et de la Société belge de néphrologie avec la demande spécifique de mener une analyse objective du groupe de patients en hémodialyse chronique." Ce groupe de patients relativement restreint (8.850 personnes) a un profilqui, en moyenne, correspond étroitement à celui des résidents des MRS en termes de vulnérabilité individuelle. En Belgique, plus de 50 % des patients dialysés ont également plus de 75 ans", constate la task force. " La majorité d'entre eux restent trois fois par semaine pendant une demi-journée dans le service de dialyse, où ils forment une "collectivité" de fait avec leurs pairs. Une quarantaine sûre à la maison leur est impossible étant donné qu'ils ont besoin d'un traitement dans ces structures de dialyse. De plus, en raison de leur mobilité limitée, ils se déplacent généralement en taxi collectif. Ces caractéristiques spécifiques signifient donc que cette population n'est pas comparable, par exemple, à d'autres populations de patients qui doivent régulièrement se rendre dans un hôpital pour un traitement ambulatoire et où des mesures de protection supplémentaires sont possibles en pratique."La task force remarque que la littérature récente montre que le taux de létalité en cas d'hémodialyse chronique en centre est également nettement plus élevé. Ce constat vient " étayer les arguments pour vacciner ces patients au début de la phase IB dans la collectivité d'un centre de dialyse."Les patients en hémodialyse chronique vont être sélectionnés par le néphrologue responsable du centre pour le traitement de l'insuffisance rénale chronique. Après avoir interrogé les patients dans le cadre de la vaccination volontaire, ce médecin communique le nombre de patients au point de contact de l'entité fédérée concernée.Compte tenu de l'âge moyen élevé des patients dialysés, un vaccin à ARNm est recommandé. Sur le plan logistique, chaque centre de dialyse est situé dans un hôpital général avec une pharmacie hospitalière et donc un lieu de stockage des vaccins, de sorte que la livraison et l'administration peuvent avoir lieu assez rapidement dans chaque centre de dialyse.Le néphrologue est responsable de l'enregistrement individuel immédiat dans VaccinNet.La grande majorité des patients sur la liste d'attente pour une greffe de rein étant des patients en hémodialyse chronique, ils peuvent également être vaccinés en vue du futur démarrage d'une thérapie immunosuppressive.