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A l'heure où l'on parle surtout de pénurie de médecins, le SPF Santé publique a répertorié 6.580 MG qui manque surtout de patientèle pour remplir le quota de 1.250 contacts-patients et conserver leur agrément. Le SPF leur donne un délai pour régulariser leur situation : soit en acquérant une clientèle suffisante, soit en participant au rôle de garde (ce que font 4.907 MG), soit tenir un DMG.Parmi ces médecins en mal de patientèle, note l'Absym, " 4.700 n'avaient pas un minimum de 500 consultations, visites ou avis par an au moins une année contrôlée sur cinq ", ce qui est le seuil d'activité exigé.Explicitant les données du SPF, le syndicat du Dr Moens calcule que sur les 15.038 MG agréés ils ne sont plus que 9.500 à afficher 1.250 contacts-patients par an plus ou moins cinq jours ouvrables (soit moins d'un par heure). Ce sont donc environ un tiers des MG actuellement agréés qui risquent de perdre leur agrément. " Ceci justifiera peut-être une pénurie de médecins mille fois invoquée, encore que certains généralistes menacés vont sans doute relancer leur clientèle. Certains d'entre eux qui travaillent en hôpital [reprendront] un cabinet. ""Si les étudiants se plaignent des restrictions à l'accès des études, reprend l'Absym, que dire des médecins de 50 ans ou plus qui vont perdre leur droit à exercer leur métier pour l'INAM !"Si le SPF plaide pour l'exclusion, l'Absym réclame un statut particulier pour ces médecins. "Une nomenclature devrait leur permettre de continuer à pratiquer notamment dans les services de garde de médecine générale dont certains peinent à trouver des volontaires pour des week-ends ou des nuits avec très peu d'appels. Ethiquement, il faut surtout avertir les étudiants qu'il ne suffit pas d'être agréé dans le quota INAMI, il faut encore suffisamment de contacts pour le rester." C'est l'objet du message de l'Absym signé par le président Marc Moens et les vice-présidents Roland Lemye et Michel Vermeylen.