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Le relatif soutien dont bénéficie la ministre De Block, tout d'abord - en tout cas quant à sa volonté de réforme - était-il si attendu que cela dans un pays où règne ce que certains appellent " la tyrannie du statu quo " ?Certes, l'envie de réformer n'est que le premier pas. Une intention louable. Mais l'enfer n'en est-il pas pavé ?L'origine médicale de Maggie De Block lui a été d'un grand secours pour le moment : elle a réagi aux événements en scientifique : anamnèse, diagnostic puis thérapie. Ce dossier de la réforme hospitalière ne fait pas exception. Elle analyse, elle consulte.Si elle parvient à ses fins, en minimum dix ans - les électeurs en décideront -, elle aura marqué l'histoire des soins de santé d'une croix blanche.Mais les médecins se retrouveront-ils dans l'épure finale ?Pour le moment, il est clair que le pouvoir d'influencer la politique hospitalière leur échappe largement. Ils la subissent. Ils ne sont pas aidés par la méconnaissance qu'ils ont des méandres de la législation et de la micro-économie de l'entreprise hospitalière.L'introduction de cours de management hospitalier dans le cursus médical des futurs spécialistes hospitaliers est une question qui reste pertinente, même si chacun doit garder son rôle : gérer pour les uns, guérir pour les autres.La lutte des directions hospitalières pour limiter leur influence est un combat d'arrière-garde. Aucun hôpital ne peut avancer sans médecins. Tout le monde le sait : gestionnaires, politiques et patients. Aux toubibs donc de s'imposer davantage dans l'agenda en jouant sur cette indispensabilité.Le pouvoir, ça se prend.