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De plus en plus d'hôpitaux à Bruxelles ou ailleurs sont équipés d'écrans tactiles ou d'I-Pad pour les médecins et pour les patients. A Arlon, les chambres de la nouvelle aile disposent toutes d'un écran tactile sur bras articulé permettant aux patients d'accéder facilement à la télé, à des jeux, au téléphone ou à Internet. Au CHU de Chaleroi, la clinique des soins palliatifs du CHU de Charleroi utilisent les écrans tactiles pour faciliter la communication avec les patients. Avec elles, d'une simple pression sur l'écran, les patients peuvent faire savoir s'ils ont mal et où. Danc ce contexte, au Parlement wallon, le débat a porté sur l'avenir des écrans tactiles dans les soins de santé. Pour le député Ecolo, M. Tiberghien, il faut améliorer la qualité technologique des hôpitaux avec du matériel de chez nous si possible : " La société anonyme Intersysto, basée à Tournai, a mis au point un système qui maîtrise l'ensemble des équipements techniques d'un établissement de soins. Le principe est simple : un écran tactile installé dans chaque chambre de l'hôpital ou de la maison de repos permet de gérer les appels des malades, les plans de soins, la domotique, la communication. D'après le gérant de cette société Intersysto, quelque 2 500 écrans sont actuellement installés dans différentes institutions de soins du pays. Tout le monde aujourd'hui s'accorde à dire qu'il faut permettre aux soignants de pouvoir consacrer plus de temps aux patients, et ce système semble pouvoir apporter des pistes de solution au moins partielles. Toutes les données, soins donnés, appels... sont enregistrées automatiquement, ce qui délivre le personnel de toute une série de formalités administratives en fin de journée et libère environ une heure par travailleur et par jour - une heure qui devrait permettre de consacrer plus de temps aux patients. " De son côté, Eliane Tillieux, ministre de la Santé, rappelle qu'elle ne peut imposer une même démarche à toutes les institutions : " Il s'agit d'entités autonomes : les hôpitaux et les maisons de repos n'ont pas d'obligation de rapporter à l'autorité les initiatives qu'elles prennent en matière de gestion. " La ministre namuroise n'est, par ailleurs, pas absolument convaincue par cette avancée technologique : " Je suis persuadée qu'il convient d'encourager toutes les applications informatiques qui permettraient d'augmenter la sécurité du patient ou du résident et de diminuer la charge administrative qui pèse sur le personnel soignant. Selon les informations à notre disposition, il semblerait qu'il y ait autant d'avantages que d'inconvénients à recourir aux écrans tactiles. Si la question primordiale semble être celle du temps dégagé pour s'occuper des patients ou des résidents, il ne faut pas négliger l'inconfort ergonomique que le recours aux écrans tactiles fixes pourrait engendrer pour ces utilisateurs si le temps d'utilisation devenait trop long. En effet, selon les estimations, à l'heure actuelle, le temps de travail continu sur écran ne dépasse pas dix minutes pour les infirmiers et il n'est pas prévu que cette durée augmente de façon importante. Le temps d'utilisation est l'élément primordial à surveiller dans ce cas. " A l'heure actuelle, le financement de l'exploitation, tant des hôpitaux que des maisons de repos, relève du Fédéral et peu de moyens sont consacrés à l'informatisation des institutions. Vincent Lievin